"Si
les pensionnaires d’un jour, qu’ils soient atteints de la maladie d’Alzheimer
sinon de troubles apparentés, étaient dans l’attente, j’ai eu du mal à mettre
en marche mon argentique."
Dés que le groupe vocal, dirigé par Luce, est entré dans le cercle, la magie s’est installée, les mémoires se sont mises en éveil, les regards ont retrouvé la lumière de la lucidité, les doigts parfois crispés,se sont détendus, les rides de la maladie se sont atténuées.
Les
gorges des choristes ont ainsi occupé la salle, le groupe des pensionnaires
d’un jour, s’est véritablement métamorphosé, les coudes se sont serrés …
Avec délicatesse et une humilité de toutes les émotions, les cordes vocables des choristes et des pensionnaires se sont unies comme un duo de bonheur.
Avec délicatesse et une humilité de toutes les émotions, les cordes vocables des choristes et des pensionnaires se sont unies comme un duo de bonheur.
« Ah ! Le petit vin blanc » allait arroser les papilles, « l’Étoile des Neiges » refaisait surface, les murmures devenaient des mots, des phrases, les regards n’étaient plus vides, les yeux perlaient de ces bonheurs d’antan et les cernes abandonnaient le territoire. Les pieds trépignaient au « voulez vous danser grand-mère ! » alors que « mon beau sapin » donnait une bien belle annonce de Noël.
Enfin
merci aux pensionnaires qui, en chantant à l’unisson, ont bien compris que nous
n’étions pas indifférents et que nous les aimions profondément, entre autre, à l’approche de
Noël, à l’heure de franchir l’an 2017.
Pierre
VILLENEUVE