Les dernières infos de Haute Tarentaise par Pierre VILLENEUVE
mardi 19 mai 2026
SUR UNE IDEE de Michéle : L'HORLOGE A MESURER LE TEMPS !
L’HORLOGE A MESURER LE TEMPS
On se gausse du modernisme en raisonnant Moyen-Age !
Petite annonce : échangerais téléphone portable contre horloge mécanique en panne,
années 1900 probables, pour n’avoir plus qu’à mesurer le temps en compagnie du Soleil et
des Étoiles.
Vous savez bien que nos chers ancêtres ont inventé l’horloge mécanique. Et l’horloge
mécanique fit son temps ! Aujourd’hui elle est relayée soit au grenier, soit à la déchetterie,
soit au musée et s’assoupit tranquillement, pendant que les gosses lorgnent d’avance leur
« téléphone », car l’horloge ou la montre mécanique ont disparu de leur jeune conscience,
bousculée par la dystopie actuelle de leur environnement culturel.
Advienne que pourra, y pouvons-nous quelque chose ? Pouvons-nous inverser le
temps, sans plagier nos ancêtres. Alors là, d’un certain côté, je rigole. Le coq du voisin, là-
bas, de l’autre côté du pré, nous annonce le lever du jour, mais on n’a plus le courage de se
lever en même temps ; quand nous avons faim, notre estomac nous dit que c’est l’heure de
manger ; quand il commence à faire vraiment sombre, nos yeux en principe savent que c’est le
moment d’aller au lit et de dormir.
L’Homme de Cro-Magnon, malgré tout, dort dans notre inconscient. Qui n’aimerait pas
vivre de cette manière, juste pour mesurer le temps autrement que, sans cesse, regarder les
aiguilles de l’horloge mécanique, qui nous nargue sans arrêt. Bien sûr, on n’est pas tous à la
retraite, et la pointeuse, au boulot, n’attend pas. Même les présidents ne peuvent plus faire
autrement, c’est pour cette raison sûrement inconsciente, qu’ils collectionnent les Rolex et
compagnie… Et là, d’un autre côté, ça ne nous fait pas rigoler !
De toutes les façons, les horloges mécaniques, qui s’arrêtaient à la moindre panne,
faisaient le bonheur des réviseurs de la question pour, non pas 50 francs, mais 500. Ce
Quant aux cadrans solaires (une belle invention qui remonte le temps), eux ne se
trompent jamais, car les rayons du Soleil arrivent toujours en ligne droite, mais déviées par la
rotation de la planète Terre, tout autour de ce point central incandescent ! Même à travers les
rideaux de pluie printanière ! Cependant, si autrefois l’on mesurait le temps ainsi, en même
temps que les cloches, nous pouvons gratifier ces dernières lorsque quelqu’un vient de
prendre le chemin de sa paix intégrale, avant d’aller sur son étoile !
Ne soyons pas pessimistes, ni science-fictionistes, et souhaitons que ce qui ne nous
sert plus de téléphone, mais de réceptacle à tout un tas d’informations nauséabondes,
ridicules, abêtissantes dont on n’arrive même pas à se débarrasser, ne tombe pas en panne !
Car, malgré ce que l’on pense tous, l’on en a absolument besoin aussi !...
Photos : Pendule Statuaire trouvée à la déchetterie – Réveil et Montre Oignon de mon grand-père.
Cadran solaire de Picolard...toujours très ponctuel !
VIDE GRENIER APEL ECOLE SAINTE BERNADETTE - 24 MAI 2026 - S' INSCRIRE
SEEZ - BOIS D' AFFOUAGE 2026 -
Les inscriptions au bois d’affouage commencent aujourd’hui et jusqu’au 30 juin à l’accueil de la mairie (plus d’infos sur la feuille ci-jointe)
Réservé aux habitants de Séez.
lundi 18 mai 2026
AU RENDEZ VOUS DES SOUVENIRS :PORTRAIT de Marcel PAILLEX - CE FRANCO-ITALIEN....MAITRE DE SA FRAISE...AU COL DU PETIT ST BERNARD !
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Depuis
quelques jours Marcel sentait bien qu'il allait falloir partir déneiger
le col du Petit Saint Bernard. Chef d'Equipe Principal à la DDE,
employé sur ces routes de France de 1970 - 2002, Marcel, avec ses
éclaireurs, étaient prêts en ce dernier dimanche de mai, afin de
déneiger la route du Col du Petit Saint Bernard. " Il faudra que le col
soit ouvert entre les fêtes de l'Ascension et de Pentecôte!" s'étaient
ils engagés !.
Dés 5 heures du matin, la machine s'aventurait dans
les lacets du col. Après avoir dépassé l'embranchement avec Montvalezan,
traversé La Rosière, la hauteur de la neige atteignait prés de 3
mètres.
" Les deux éclaireurs, équipés de quelques "brottes" tirés
des Arcosses, connaissaient comme moi le tracé de la route. De loin en
loin on apercevait les balises de 6 m. de haut ! La sonde tapait sur la
glace, repérait la terre ferme ! Il suffisait d'écouter le bruit
transmis dans la sonde et ses vibrations pour situer le lieu de passage
de la fraise ! " Confiera Marcel tout en feuilletant son album photos !
"
Plus ils avançaient et plus la couche était dense, épaisse, compacte !
" Nous procédions par étage. Impossible d'attaquer le déneigement au
ras de la chaussée ! Nous savions que la route mesurait 6 m de large.
Les éclaireurs, mais moi aussi, je me tenais obligatoirement côté amont
de la chaussée, quasiment le plus prés possible de la montagne ! Il
fallait attaquer le déneigement du plus haut au plus bas ! " La fraise à
chenilles mordait impassible les murs de neige dont la hauteur pouvait
atteindre plus de 9 m !
Un sentiment étrange de bonheur, d'émotion et d'humilité
Parfois
il fallait s'arrêter, arrêter le moteur, écoute le silence du col,
tenter de tracer des yeux, du regard, comprendre les pleins et les
déliés de la sinuosité de la trace ! "*
Nous savions que ce travail,
fierté de notre devoir çà accomplir, allait se dérouler sur une période
de 15 jours ! " Parfois ,à quelques centimètres prés, nous affleurions
les limites du versant ! " Les mots étaient superflus, la confiance
était dans notre savoir faire, avec les éclaireurs nous nous
connaissions, à chacun sa responsabilité, avec les yeux tournés vers
l'hospice du col du Petit Saint Bernard.
" Je me souviens de Mr
Chanou, superviseur du déneigement côté italien. Un chef remarquable,
qui lui aussi guettait notre progression. " Un jour, face à la hauteur
des congères, nous sommes partis , les deux éclaireurs et moi, avec
notre sac à dos bourré de poussière de charbon ! Après des heures de
marche et de la neige jusqu'aux genoux, nous saupoudrions la neige de
cette poudre noire afin d'accélérer la fonte de la neige !... " on
terraillai !" l'épaisseur était telle que nous avions pris quelques
retards pour ouvrir à la Pentecôte !
Enfin le macadam se déroulait
comme un tapis !" Nous sommes à 100 mètres de la Frontière. ! Nous nous
mettions d'accord avec les italiens pour faire sauter le bouchon sur la
ligne séparant nos deux pays qui allaient permettre l'accès de juin à
novembre ! "
Le déneigement du Col du Petit Saint Bernard ?
Une bien belle connivence franco - italienne !
Pour
le dernier jour avant l'ouverture, nous avions instauré la coutume de "
casser la croûte à l'heure de voir se joindre nos deux fraises !" Nous
portions le pain de SEEZ, de la tomme et du Beaufort et les italiens
apportaient des côtelettes, les barbecues et "la pasta chute " mais
aussi et raisonnablement de " la grappa" Ainsi au large des yeux
remplies de joie mais aussi de cernes, les "cantoniéri" de l'ANAS et
nous les représentants de la DDE échangions notre satisfaction au droit
de la douane italienne à côté de chez MENNEL !
La satisfaction était
aussi de mise avec les "carabiniéri" qui allaient prendre possession des
locaux de la Douane italienne, alors que la Douane Française allait
s'installer au chalet à la sortie de la station de la Rosière ! les
contrôles pouvaient s'accomplir en présence des représentants italiens
mais aussi d'Albert Martin et après Marcel Gaimard, Maires à l'époque ,
de Bourg Saint Maurice.
Les premières voitures immatriculées de Val
D'Aoste et des 73 commençaient à emprunter le col, quelques motards
étaient frigorifiés alors que les cyclistes attendaient des jours
meilleurs !
Il fallait redescendre et longer ces murs de neige, fiers
d'avoir accompli cette entaille et d'admirer nos belles tranches "
couleur merengue !"
Pierre VILLENEUVE
GéGé NOUS PROPOSE UNE SERIE UNIQUE DE PHOTOS D' UN TROUPEAU ...QUASIMENT DE PELUCHES !
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Ce ne sont pas ces bosses mais les stries qui permettent de connaître l'âge des bouquetins, un peu comme les cernes d'un tronc d'arbre !
On parle de cabris pour les très jeunes, d'éterlous ou d'éterles pour les mâles et femelles âgés d'un à deux ans, puis de boucs pour les mâles et d'étagnes pour les femelles adultes
BOURG SAINT MAURICE - JEUDI 21 MAI 2026 - CINE-ECHANGE - avec LES CINGLES DU CINEMA -
CINÉ-ÉCHANGE – JEUDI 21 MAI 2026 – BOURG-SAINT-MAURICE
Les
Cinglés du Cinéma vous donnent rendez-vous pour une nouvelle soirée
ciné-échange autour du film « Plus fort que moi » (I Swear).
Un
film fort, touchant et inspirant qui retrace le parcours de John
Davidson, atteint du syndrome de Gilles de la Tourette dans les années
1980, entre incompréhension, regard des autres et volonté d’être reconnu
tel qu’il est.
Jeudi 21 mai 2026
20h30
Cinéma Le Cœur d’Or – Bourg-Saint-Maurice
À l’issue de la projection, nous aurons le plaisir d’échanger avec des professionnels de santé de la CPTS Haute Tarentaise :
• Agathe Baronnat
• Marine Couverchel
Parce que le cinéma est aussi un formidable moyen de parler, comprendre et partager
Tarif Cinglés : 5 €
Ouvert à tous
On vous attend nombreux pour cette belle soirée de cinéma et d’échanges !
















































