mardi 9 juin 2026

IL Y A DES PROBLEMES DE LOGEMENT DONT LES REGARDS NOUS FONT..PARFOIS.. CRAQUER ! ( photos GéGé)

 


Les jeunes hirondelles rustiques vont quitter le nid qui est désormais trop petit.


BOURG SAINT MAURICE - LA SEULE FOIRE AUX LIVRES EN JUIN 2026 AURA LIEU CE 12 JUIN 2026 - ON VOUS ATTEND NOMBREUX !


 

SEEZ - LE CLUB DES AINES RURAUX " LES VIOLETTES" FÊTE SES 40 ANS !

C'est en présence de Jean-Marie JACQUEMIN, représentant le Maire de SEEZ, de Cécile UTILLE-GRAND, Maire de BOURG SAINT MAURICE et Conseillère Départementale de la Savoie, que le Président TRAISSARD André, Président de la Génération Départementale de SAVOIE,  pouvait être ouverte cette bien belle évocation de la QUARANTAINE !

Les 72 adhérents avaient bien tenu à assister à ce moment mémorable. Mais rien n'aurait été possible en ce 7 JUIN 2026 sans évoquer la créatrice de ce CLUB des VIOLETTES, sans rappeler qu'en 1986,la créatrice Lucie VASER, Michèle VERRI, René PELLICIER et Michèle ARPIN, avaient  été à la création de cette bien belle association séeraine.

Après quelques moments d'échanges et de retrouvailles, le temps était venu de repérer sa place sur des tables parfaitement agencées et décorées. Chacune et chacun gardaient ses narines en éveil car un vent soufflait ,alors que le repas préparé par le restaurant FERRARIS s’avançait.

Avec application, discrétion et partage les commentaires fusaient à l'heure de mettre ses lunettes et prendre connaissance du MENU...un vain mot face à ce que les adhérents allaient découvrir..

Le temps d'accéder aux papilles et l'apéritif allait se promener sur ces envies sublimes appelant un léger claquement de langue, allant  ouvrir le chemin à gorge déployée. D'entrée les bouchées à la Reine, dévoilaient leur collerette, laissant deviner les surprises dans ce puits de saveur exquise. Ensuite  la joue de veau venait surprendre les invitées certes mais aussi  tous surpris par cette joue bien tendre.

un instant les tables semblaient observer un arrêt sur satisfaction et plaisir, le vin rosé restait aux aguets, prêt à couler de bien douces descentes . 

Allait être servi ce TROU qu'ici on appelle évidemment " savoyard!" Le temps du plateau de fromages était venu avant que ne soit avancée cette véritable tour de toutes pièces....montée !

                IL FALLAIT BIEN DONNER DU SOUFFLE A CES BOUGIES

C'est ainsi que la doyenne de l'assemblée était appelée afin que d'un seul coup, d'un seul , ce souffle de Yolande PAILLEX donne le coup d'envoi afin que cette pièce montée puisse être découpée et servie à tous les adhérents. Serge COCHET, allait surprendre, du haut de ces 4 fois 20 ANS, et d'offrir ce vin émoustillant qui ne tarissait pas de bulles afin de donner de l'élan à cette portion d'un gâteau d'exception.

                          A L ACCORDÉON " Valérie" ET SON BATTEUR LANCE LE BAL 

Il fallait bien se dégourdir les jambes et donner de la puissance à ses mollets. Les tables étaient poussées, les chaises entassées, et les courbatures ou douleurs avaient été soigneusement abandonnées dans le vestiaire, l'accordéon et les roulements des tambours allaient  emporteer dans la danse les 72 ADHÉRENTS DU CLUB DES VIOLETTES. 










Pierre VILLENEUVE

Merci à Jack Jumel de son aimable et précieuse participation ayant permis  la rédaction de cet article et la la publication de ces 40 ANS du club LES VIOLETTES ! 

 

 


 

SAVEZ VOUS QUE LE " 15 " N EST PAS SEULEMENT ..LES URGENCES VITALES ?

 

Dans le cadre de la mission d'amélioration de l'accès aux soins de la CPTS de Haute-Tarentaise, nous vous présentons cette communication présentant deux services accessibles via le 15 :
  • le Service d'Accès aux Soins - SAS permettant, en cas d'indisponibilité du médecin traitant, et en cas de besoin d'un rendez-vous médical rapide, d'être orienté vers un autre médecin 
  • Le service de gardes permettant d'accéder à un médecin de ville en soirée et durant les week-ends et jours fériés 
Vous trouverez toutes les informations dans le document ci-joint. 

Je vous remercie de l'afficher et de le diffuser le plus largement possible, pour faire connaître ces possibilités au plus grand nombre. 
Si vous souhaitez obtenir des affiches imprimées, je vous laisse me l'indiquer par retour de mail. 

Bonne journée, 

Hugues-Antoine GUENNEC
Chargé de mission - CPTS de Haute Tarentaise 
 📞  06.63.52.10.58

        
 
 

DES LENDEMAINS QUI CHANTENT AVEC L' ASSEMBLEE GENERALE DE LA RUCHETTE DU 03 JUIN 2026

 

A VOS AGENDAS...A NOTER...SORTIES CASTOR JUNIOR CET ETE à SEEZ


 

ALCOTRA INCIT CREATIVE LAB - Du 20 au 23 juillet à l'Hospice du Petit Saint-Bernard


Dans le cadre du programme de coopération européenne ALCOTRA INCIT, la Communauté de communes Les Versants d’Aime organise avec ses partenaires, un camp d’été à l’Hospice du Petit Saint-Bernard, du 20 au 23 juillet 2026, pour des jeunes âgés de 15 à 18 ans.

Vous retrouverez toutes les informations ici : https://www.versantsdaime.fr/actualites/incit-creative-lab-du-20-au-23-juillet-2026/




 

COOPERATION EUROPÉENNE
Cet été, la frontière devient un lieu de rencontre et de partage
RDV du 20 au 23 juillet 2026, à l’Hospice du Petit Saint-Bernard, pour :
créer de nouvelles amitiés entre jeunes italiens et français (15-18ans)
participer à des ateliers artistiques
contribuer à un projet collectif autour du changement climatique
Apporte tes idées et participe à façonner l’avenir !
Ensemble, nous réaliserons une exposition itinérante qui circulera dans les territoires
partenaires.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au vendredi 3 juillet à 12h00.
Pour en savoir plus : https://www.versantsdaime.fr/actualites/incit-creative-lab-du-20-
au-23-juillet-2026/


COOPÉRATION EUROPÉENNE
Et si cet été tu faisais quelque chose qui laisse vraiment une trace ?
Du 20 au 23 juillet 2026, participe à une expérience internationale à l’Hospice du
Petit Saint-Bernard, avec des jeunes italiens et français, âgés de 15 à 18 ans.
Au programme :
Art et créativité sur la thématique du changement climatique
Rencontres et échanges culturels entre jeunes franco-italiens
Réalisation d'une exposition itinérante créée ensemble
Les inscriptions ferment le 3 juillet à 12h. C’est le moment de t’inscrire !
Pour en savoir plus : https://www.versantsdaime.fr/actualites/incit-creative-lab-du-20-
au-23-juillet-2026/
Post N°3 :

COOPÉRATION  EUROPEENNE
�� Derniers jours pour s’inscrire à l'INCIT CREATIVE LAB !
�� Du 20 au 23 juillet 2026
�� A l'Hospice du Petit Saint-Bernard
Un camp d’été, pour des jeunes d’Italie et de France âgés de 15 à 18 ans, consacré
à :
�� l’art et la créativité sans frontières
�� au changement climatique
�� aux nouvelles amitiés
L’exposition que tu réaliseras voyagera ensuite dans les territoires partenaires du
projet. �� Ne reste pas spectateur : participe toi aussi !
Inscription avant le 3 juillet à 12h : https://www.versantsdaime.fr/actualites/incit-
creative-lab-du-20-au-23-juillet-2026/

 

POUR LES FICHES D INSCRIPTION     ADRESSEZ VOUS AUX VERSANTS d' AIME 


 

QUEL EST CE DEPOSITAIRE DE SES DECHETS ? IL SUFFIT DE LIRE LES ETIQUETTES ...!


LA RUE JEAN MOULIN

 N EST PAS UN LIEU DE DEPOT DES DÉCHETS

 DE  CES PERSONNAGES  N AYANT RIEN A FAIRE 

à BOURG SAINT MAURICE

 

TEXTES ET PHOTO DE NOMBREUSES PERSONNES OUTRÉES !

DOREUR...C EST LE METIER DE César CARRASCO d'HAUTEVILLE-GONDON -



Quand les Amis des Vernettes confient la restauration du retable de N.D. de la Visitation à Beaupraz à César Carrasco et Florence Regnault

César Carrasco, ébéniste-sculpteur et doreur mais aussi Florence Regnault, artiste peintre spécialiste de la restauration de tableaux, sont bien deux colporteurs de la richesse de l'art baroque. Les Amis Des Vernettes : Une référence en matière de conservation des chapelles à Peisey Nancroix, ont confié à ces deux artistes la restauration du retable qui souffrait de basculement suite à quelques problèmes liés à l'usure du temps.
Si Florence Regnault a été chargée de la restauration du tableau du retable représentant la Visitation : " Marie suivie de Joseph rencontrant sa cousine Élisabeth enceinte du futur Jean-Baptiste..." nous aurons l'occasion de revenir sur cette restauration. En effet Florence a accepté de nous rencontrer afin de comprendre cette science exacte de la restauration du tableau.
     "Les pilastres étaient humides..L'inclinaison était devenue insupportable !"
        
Ne pas commettre l'erreur de cacher le travail de la restauration par ces artistes avides de montrer et de dire !
C'est ainsi que César a spontanément ouvert les portes de ce chemin du baroque qui traverse son atelier comme en 1705 à l'heure du génie des peintres de l'époque. "J'ai du démonter le retable, numéroter et décrire chaque pièce tels les volutes. Ma vision du retable est intacte, les couleurs doivent jaillir de mes ocres qui doivent épouser les tons d'il y a 310 ans ! Dans mon esprit je dois reconstruire l'ensemble pictural du retable, consolider les assemblages sinon les refaire.
      La colle peau de lapin..Une découverte du moyen âge !
 La polychromie permet de retrouver l'essence même de la colle peau de lapin et le blanc de Meudon. La magie ? C'est l'alchimie des ocres ! Ainsi doit s'accomplir avec patience les teintes et la cohérence des couleurs qui doivent s'assembler, se souder afin de respecter la vision de ceux qui, en 1705, ont écrit à l'encre de leur pinceau et de leur génie la magnificence du baroque.
        Le bonheur est de pouvoir montrer notre méthode
" L'encadrement que j'ai déposé comprend deux colonnes en bois tourné peintes à l'origine de couleurs vives et un entablement où un médaillon porte le monogramme du Christ dans une gloire dorée surmontée d'une croix tréflée. Les spirales..Saint Laurent...Saint Jean Baptiste..César possède la puissance de la lecture de la signification du retable..la colombe ne lui a pas évidemment échappée !
Dans l'atelier, le silence et fait de ces ors. Les odeurs effleurent les couleurs en attente des ocres. Les peignes, les pinceaux, les gouges, attendent la main de César qui viendra, comme une caresse, frôler ces pièces d'un noyer tricentenaire .

Pierre VILLENEUVE

A LA RENCONTRE & LA DECOUVERTE D' UN MARECHAL FERRAND

 

SEEZ - 

QUAND NIKITA 

CONFIE SES SABOTS 

A Mickaël 

Sacré...Maréchal Ferrant de toutes les pointures !

Mickaël ? Un... Sacré maître de la maréchalerie !
Quel que soit le temps, Mickaël est ce maréchal Ferrant de Montsapey qui rode entre les Savoie et l'Isère afin de trouver, à chacun son fer,à son sabot. Appelé de toutes parts, de toutes les écuries, de toutes les centres équestres de tous les particuliers, Mickaël, promène sa passion des chevaux sous toutes les altitudes.
Oui dans un autre siècle nous aurions pu le "haler" sous le vocable de "Marhskalk", de "palefrenier " de " ferrare " aujourd'hui c'est sous le nom de maréchal...ferrant que nous avons eu la joie de croiser le fer à l'heure ou il posait à Nikita, des sabots à sa pointure ..et sur mesure !
Mickaël est avant tout un solitaire sensible. Il a, en lui, cette lecture de ce cheval, puisque là est sa passion. La première rencontre est un long moment d'observation, de dialogue, d'échange d'odeurs. On ne ferre pas un cheval sans avoir fait sa connaissance !
Nikita, un superbe mulet poitevine de Pierre PERRACHON, maintenant bien connu par ses attelages et ses labours, avait besoin  des services d'un "bon pédicure" afin de pouvoir donner toute sa puissance à la démarche de Nikita, aux travaux des champs !  de la forge, au fer,  en passant par le marteau et la pince à forge
Après cette approche, après avoir senti ce cheval, contenu son caractère, échangé des regards, chacun faisait connaissance de l 'autre. Tout était émouvant dans cet échange au niveau du contact, de la caresse. Cette main de Mickaël, ce poil de toutes les sensibilités de Nikita, mettaient en place une complicité faite de réactions...le ressenti en plus !
 Le ferrage ? 

  un métier très masculin eu égard à la force déployée
Ce métier artisanal nécessite une force musculaire que seuls les hommes robustes peuvent déployer. Mickaël fait partie de ces hommes bien charpentés dont les biceps sont quelque part l'image de son savoir faire.
La forge brûlait d'impatience, l'enclume n'en pouvait plus d'attendre la morsure du marteau et de façonner le fer. Mickaël lisait dans le sabot de Nikita, tout en donnant de la forme au fer rouge d'envie de se joindre au sabot..c'était littéralement impressionnant de voir cette 3éme dimension, comme une imprimante en 3D !
                          Saint Éloi...

                        ...était aux Combes !
Alors que tout semblait fini Mickaël allait nous interpréter une bien belle symphonie sur des " mi" , des " ré " , des " do " parfois des " fa " et quelques " si" pour mener à bien sa dextérité ....de la mailloche, du rogne pied, du brochoir. La clé tricoises jouait du talon, le sens du clou, le grain d'orge, la pointe du clou, le raineur, les trous ..les étampes, tout était exécuté sous une odeur de corne des plus salvatrices... Nikita n'en pouvait plus de recevoir le poinçon et de dégager la pastille..qui n'était pas si dure à avaler  ! Le parage pouvait arrondir les angles, Nikita pouvait danser  la Java !
  Le prix à payer ? Une bien belle suée, un amour partagé ! une rencontre des gestes et une connaissance de ce métier-passion qui mérite une bien belle page d'histoire !
Pierre VILLENEUVE
Pour plus de renseignements :
Mickaël Sacré - 06 13 40 16 66
Maréchal Ferrant de Montsapey - 73










lundi 8 juin 2026

LA PENSEE DU JOUR !


 

LE VIDE GRENIER DE SEEZ - SUR UNE IDEE DE Michéle !

 Elles ont vidé leurs Greniers

de Haute-Tarentaise

Vide-Grenier de Séez, dimanche dernier au soleil !
On n’en peut plus de tout garder, même sûrement, ça fait un peu mal au cœur. Parce
que lorsque l’on vide un grenier, les objets reprennent une âme. Ils surgissent d’un temps
passé, presque oublié. Le romantisme nous saute aux yeux avec une évidence criante de
réalité ! Témoins des heures plus lentes qu’au XXIème siècle, ils surgissent soudain,
Je ne puis me retenir de vous remettre en mémoire un extrait d’un poème d’Alphonse
de Lamartine, qui adorait tant le Lac du Bourget, d’ailleurs :

…  « Montagnes que voilait le brouillard de l’automne,
Vallons que tapissait le givre du matin,
Saules dont l’émondeur effeuillait la couronne,
Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour,
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
Et, leur urne à la main, s’entretenaient du jour,

Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
Toi que le pèlerin aimait à voir fumer,
Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?

Ils s’éveillent, ces objets que vous venez à vendre et le passant n’ose peut-être pas y
toucher, de peur de les surprendre, les échapper et qu’ils ne se cassent. Mais, voilà que l’un
d’eux vous appelle davantage. Vous tape dans l’œil. Vous l’avez pris dans vos mains avec le
respect de cet aspect si romantique. Notre époque, si rarement, lui donne l’occasion de cette
force d’aimer que décrivait dans un français impeccable, notre cher Alphonse. 

Et puis, sur un étal de presque un quart d’arpent, il y avait ce collectionneur-
conservateur infatigable, Laurent Marguerettaz (prononcer Marguerette, on est en Savoie).
Une passion qui fait briller ses yeux lorsqu’il vous donne des détails sur les éditions qui datent
même d’avant la guerre de 1939-1945, et que de pieux aïeux avaient peut-être caché dans…
leur grenier !
Celles qui ont eu entre leurs mains « La Semaine de Suzette » du 24 avril 1913 dans sa
neuvième année déjà, ne sont plus de ce monde, mais ils m’interpellent pour le devoir de
reconnaissance que j’ai envers Laurent, d’avoir sauvé de l’oubli de si précieux ouvrages,
dessinés de bon cœur, à la main, à la mode des Arts Décos et qu’on vendait 10 centimes à
cette charmante époque. Mais mon curseur me tente de cliquer sur 1914.

Mes yeux sont tombés sur le rond minois de Bécassine sur la couverture, bien
cartonnée nommé « Bécassine en Croisière ». J’ai aussitôt pensé aux « Précieuses Ridicules »
qui partent en croisière bradée aujourd’hui, reproduisant la vie citadine sur un transatlantique
bourré de monde et qui pollue l’océan. La décadence qui danse, ne pense et dépense.
J’ai choisi « La Semaine de Suzette » parce qu’il parlait de jardin pour les petites filles
qui étaient à peine aussi grandes qu’un tournesol. Et puis en repartant, j’ai fait un signe à une
dame d’aujourd’hui, qui fait aussi un beau jardin, à côté de Jeannot, juste au-dessus de l’église
Saint-Pierre. Elle était en train d’arroser, car il a fait très chaud aujourd’hui.

Cet album aux dessins déjà bien différents, datant de 1936, je vois que l’on se
rapproche d’une autre guerre. Heureusement cet exemplaire qui fait trembler mes mains a été
bien caché aussi, pour échapper aux allemands, en 1939-1945. Ils ne se seraient même pas
gênés pour y mettre le feu. Saloperie de guerre qui a tant transformé la société, tant fait
souffrir les frontaliers et les savoyards. 

Cet album me semble même ne pas avoir été lu. Ou alors il a appartenu à quelqu’un de
très, très méticuleux. Pas une page cornée, pas une trace de doigt au chocolat. Rien. Seules les
dates sont intéressantes. Je note que le niveau des dialogues et des dessins, fort distingués, ne
peuvent pas échapper à une personne cultivée. En douce, l’histoire étant fort longue, fait une
notoire et absolue allusion au colonialisme ! L’on y reconnaît un vieil homme en tenue
d’Académicien qui me fait penser au Comte Jean d’ Ormesson, dont j’aimais le langage.

Et je reviens tout doucement auprès de Bécassine qui n’est jamais que la bonne d’un
château. En fait, les auteurs s’amusent un peu à ridiculiser la société de cette époque, à leur
façon. Whoua ! s’ils revenaient aujourd’hui, tiens donc, ils auraient beaucoup à dire. Je puis
prêter cet album, avec sanction si on ne me le rend pas !...
Voilà les greniers se sont refermés, les maisons, les chalets, se rempliront encore de
précieux souvenirs pour les familles. Jamais les dessins assistés par ordinateurs (DAO)
n’égaleront le talent des dessinateurs de l’époque des Arts Décos. 
 

Autrement dit de « la Belle
Époque »…


Michèle MacHenin-Murzilli