Les dernières infos de Haute Tarentaise par Pierre VILLENEUVE
dimanche 3 mai 2026
IL FAUT PROTEGER LES CAVES A FROMAGES DES ALPAGES ! texte sur une idée de Michèle !
Les caves à fromages des alpages très présentes sur le versant du Miroir se détériorent d'années en années.
Pourrait on prévoir des mesures de protection pour ce patrimoine local menacé?
TEXTE SUR UNE IDÉE DE... MICHÈLE
IL FAUT MONTER…
Oh ! cette Haute Tarentaise n’en a pas fini de m’émerveiller avec les vestiges de son
temps passé. Encore des pierres qui vont, doucement, me parler à l’oreille et me laisser
imaginer, sinon voir, ces braves montagnards endurcis, ranger soigneusement leurs tommes ou
autres fromages qu’ils confectionnaient sur place à l’époque. Pour cela, avant de descendre à
la cave, chez ces gens-là, il fallait monter entre 1300 et 1600 mètres au-dessus de la…mer !
avaient construit, avec leurs mains cagneuses à force de gestes. Voici, en photos éloquentes,
parlantes, témoins de ce dur et riche passé, en alpage. La pierre ne manquait pas à l’ouvrage !
Moins clouée, dans mes élans de découvertes, on m’aide à prendre connaissance de la
véritable identité de ces montagnes que je contemple chaque matin, en saluant la Terre, mais
pas toujours comprise ni respectée… par les ceux de la ville, que nous, nous respectons pour
autant que l’on peut et qu’ils sont.
Ils ont tellement besoin d’air… pur ! Qui peut se permettre
de penser qu’il n’y a que le sport qui compte ?...
Je pointe ce fait du doigt, et je demande à tous de faire également respecter tout ce qui
a été bâti pierre après pierre, petit caillou après petit caillou pour faire équilibrer l’ensemble…
qui malgré le poids des neiges de l’hiver… tient encore debout…et puis emprunter quelques
mottes de terre et herbes pour les couvrir avec des gestes protecteurs. Ainsi faisaient les
paysans-éleveurs, les ancêtres, pour garantir la fraîcheur de leurs tommes en plein été. Car ils
étaient loin d’être sots, les anciens, dans leur simplicité intelligente et pratique : les torrents ne
manquant pas, en montagne, ils avaient « reluqué » rapidement qu’en bâtissant ces jolis et
surtout utiles petites caves à fromage au-dessus d’un torrent, ils en captaient toute la fraîcheur
bienveillante pour conserver le « fruit de leur travail »…
Il y avait un nom, sans aucun doute,
pour désigner cette tâche, mais je ne le connais pas. Si une pierre pouvait me le dire à
l’oreille, je serais enchantée, ça résonnerait dans mon cœur, comme les sonnailles de nos
paisibles vaches…
Mais je dis bien :
pour descendre à la cave,
il faut monter !
Michèle
AIME - Exposition Eclats de vues du 11 avril au 4 juin à La Maison des Arts
EXPOSITION « ÉCLATS DE VUES » DE CÉDRIC SELMI
Du 11 avril au 04 juin 2026 – Maison des Arts des Versants d’ Aime
Du 11 avril au 04 juin 2026, la Maison des Arts des Versants d’ Aime met à l’honneur le travail
de Cédric Selmi, à travers une série de toiles à l’huile, dont l’univers cubique et poétique
interroge notre rapport à la nature.
Une exploration artistique entre nature et abstraction géométrique
Passionné par la nature, Cédric Selmi puise son inspiration lors de sorties terrain. Ses
photographies deviennent le point de départ d’un processus créatif minutieux : après une
élaboration rigoureuse du dessin, il applique des aplats de couleurs à l’huile, créant des
motifs géométriques répétitifs. Le résultat ? Des œuvres kaléidoscopiques, où la nature se
révèle à travers un prisme abstrait, invitant le spectateur à une contemplation renouvelée.
Son travail, à la fois technique et onirique, questionne notre lien avec l’environnement et
notre capacité à le percevoir autrement.
Informations pratiques
Du 11 avril au 04 juin 2026 à la Maison des Arts des Versants d’ Aime.
Du lundi au jeudi, de 14h à 18h.
Fermeture les jours fériés.
Visites pour groupes sur rendez-vous.
Communauté de Communes des Versants d’ Aime
1002, Avenue de Tarentaise – 73210 Aime-La-Plagne
Tél. 04 79 55 40 27 / E-mail : contact@versantsdaime.fr / Internet : www.versantsdaime.fr
vendredi 1 mai 2026
ECHANGE LINGUISTIQUE & CULTUREL : LYCEE SAINT EXUPERY & DEHLI PUPBIC SCHOLL - INDE & PHOTO AVEC LE GROUPE FOLKLORIQUE -
ÉCHANGE LINGUISTIQUE
- LYCÉE SAINT EXUPERY
Vous
avez peut être aperçu ces jeunes indiens revêtus de leurs vêtements
traditionnels chamarrés sur le parvis de l’Église? D'où viennent ils?
Que font ils?
Le projet d'échange linguistique et culturel entre le lycée St Exupery et Delhi Pupbic Scholl a été lancé en 2011 dans le but de tisser des liens entre jeunes d'origines diverses, de vivre ensemble, de stimuler l'envie d'apprendre une langue étrangère et de découvrir des pays lointains.
Les partenaires indiens sont actuellement à Bourg et ont donc été accueillis les bras ouverts par les familles françaises.
A nous le plaisir de recevoir, de présenter, de faire découvrir notre magnifique territoire.Et c’est avec enthousiasme que les élèves de la cité scolaire Saint Exupéry, du plus jeune au plus grand, ont ouvert les portes de leurs salles de classe aux lycéens indiens, impatients de les rencontrer et fiers de partager leur savoirs et leur Culture.
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AVEC Alexis JARRE , COSTERG, nos instituteurs, NOUS SOMMES DEVENUS DES FEMMES ET DES HOMMES RESPONSABLES !
IL Y A 80 ANS ..
C' ÉTAIT LA RENTRÉE SCOLAIRE
EN HAUTE TARENTAISE !
A la fin de l'été 1946, ( il y a tout juste 80 ans ! ) Alexis Jarre, instituteur renommé, traverse la vallée de l'Isère. De Les Chapelles à Hauteville-Gondon, il y a quelques kilomètres avec de surcroit 500 m de dénivelé.. Il retrouve une classe unique, situation qu'il maîtrise depuis bien longtemps déjà. Ce qui le surprend, ce sont les distances que parcourent les enfants par tous les temps : Montvenix, le Crêt, Le Grand Gondon, sont bien loin du chef lieu, surtout lorsqu'il faut patauger dans la neige ! Mais les enfants de ces temps là étaient très courageux, et le gros, poêle, au centre de la classe, les réchauffait de son mieux.





Chaque jour à 8 h 30, la classe commençait par une leçon de morale illustrée par une historiette. La suite de la journée se déroulait comme dans le film " Être et Avoir " de Nicolas Phillibert: chacun son tour. Les petits font de l'écriture ou du dessin pendant que le maître donne la leçon d'orthographe, de calcul ou de géographie aux plus grands.
Alexis Jarre, dans sa pédagogie, s'inspirait de la méthode Freinet et créait des activités qui sollicitaient les initiatives et l'imagination des enfants. C'est ainsi qu'on apprenait l'orthographe et la syntaxe en composant des mots et des phrases avec de vrais caractères d'imprimerie.Tous les ans pour Noël, toute la classe montait un spectacle ; décembre était un mois d'effervescence. Quel remue méninges ! Il fallait choisir une pièce de théâtre, des chants pour la chorale, une poésie, des sketches...
Le choix s'arrêtait souvent sur une comédie dramatique. Arrivait alors le moment délicat du choix des acteurs. Qui pourra jour le rôle du petit garçon malheureux ? Qui ne craquera pas pendant les multiples répétitions ( après es heures de classe ) ?
et les critiques de ses camarades ? Mais le maître connaissait bien ses élèves et, chaque année, tout le monde assurait jusqu'au bout !
Ensuite, il fallait inventer les costumes et les réaliser. Tout devenait réalité quand la, scène et le décor étaient montés dans la classe pour que chacun puisse répéter en situation.
On répétait sur place, ses mouvements, la hauteur de sa voix. La tension montait au fil des jours.Le soir du spectacle était un moment de grand stress. Sa qualité étonnait toujours les parents qui, parfois, ne reconnaissaient pas leurs propres enfants sous leurs déguisements.
C'était un moment de rencontres, d'émotions et de joies partagées par trois
générations rassemblées. Grâce à l'argent recueilli, une promenade en car, vers Chamonix, Annecy ou Aix les Bains, avait lieu à la fin juin...Il fallait quitter la Haute - Tarentaise un instant pour vite et mieux la retrouver ! En fait des petits bonheurs transcendés par Alexis Jarre, maître d’école, dont encore certaines et certains se souviennent de cet homme qui a eu ces mots : Éducation, Enseignement, Respect, Morale qui ont construit des femmes et des hommes de toute une vallée.
Pierre VILLENEUVE
( ce texte a été possible grâce à une ancienne élève, un livre " Grosmalin et les pendules "














































