lundi 13 avril 2026

sur une idée de Michéle - " SAVOIR ENTENDRE & COMPRENDRE LES MURMURES DE LA NATURE !"

 LA PETITE CHRONIQUE DE MICHÈLE (13/04/2026)

SAVOIR ENTENDRE ET

COMPRENDRE LES MURMURES DE

LA NATURE

 

Gente Dame, que t’a-t-elle murmuré à l’oreille sensible, l’eau du ruisseau, t’en allant
promener ? As-tu rompu la vie, avec le monde d’en bas qui te donne des soucis ? As-tu désiré,
avec l’intuition qui te guide, retrouver tes origines… ô combien lointaines dans ce temps qui
nous donne le vertige, pour un bref moment que tu as voulu capturer, apprivoiser peut-être ?
As-tu pensé, je n’en doute pas, à ceux qui n’en ont pas, à ceux qui en ont trop, à ceux qui en
abusent ?

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Depuis la chute brutale et bruyante, de l’eau sur le rocher abrupt, jusqu’au cours de sa
pérégrination au plus bas de la pente, elle nous captive, nous hypnotise presque. C’est comme
si nous étions pris dans cet effet sonore dont on ne pourrait, peut-être, plus s’échapper. Nous
voyageons dans l’Esprit de l’Eau.
Nous nous en arrachons avec peine, parfois, pris à son jeu de mouvements saccadés,
tel une harmonie musicale sous la main du plus grand virtuose de l’existence. Elle est
assourdissante. Soudain, le saccato se calme un peu, mais il nous entraîne, en compagnie des
molécules qui la compose en cette mystérieuse formule H2O et de son éternelle mémoire. Elle
dévale la pente et devient plus douce. Elle véhicule la mémoire des glaciers mourants, la
mémoire de la roche, la mémoire du monde.
A partir de cet instant, l’eau est libre, elle danse ou s’affole, devient onde vibratoire au
gré des mouvements cosmo-telluriques qui en font également un module ondulatoire puissant.
Là, elle se transforme peu à peu, en torrentelet, où l’herbe lui fait une couronne. Elle
caresse son lit et prend forme selon les lois de la Nature. Elle clapote, danse, sait parfaitement
où elle va, cette eau, sans laquelle nous péririons. Notre civilisation devrait être à genoux
devant le moindre ruisseau, à la recherche de sa plus simple nourriture. Car dans un torrent de
montagne, il y a des truites, dont la pêche est fort heureusement réglementée.
Elle est le principe de la douce homéopathie. L’Homme chante ce qui l’enchante :
« Elle est belle ma cascade ! ». Il songe à ce que l’on en fait, tout en bas de son cheminement,
qui devient triste à mourir.
 

Elle sait bien qu’elle s’en va plus bas, toujours plus bas dans la vallée, pour rejoindre
une autre rivière, puis un immense fleuve. Elle fait parfois déborder et briser les maisons que
l’on a construites sans tenir suffisamment compte de sa puissance, ni de ses excès.
On lui a barré la route pour créer de la « Lumière »… Là l’eau, qui semble
apprivoisée, domptée, qui avait tant de fougue en dévalant la pente, on lui a volé son grand
concert musical, pour ne garder qu’un clapotis misérablement jonché de détritus des cités ou
refroidir l’eau des productions nucléaires cependant utiles. Elle amplifie sa course, pour se
jeter à âme perdue, dans la mer. Je rêve d’eau claire et limpide où nous irions nous rafraîchir
en toute confiance. C’est de plus en plus impossible !
Parfois, lorsqu’elle est prisonnière de tuyauteries complexes, elle se fraie un passage
que nul ne peut dompter. Elle est libre et devient catastrophique. Mais c’est toujours de l’eau
qui vient de quelque part et qui nous murmure, goutte à goutte, qu’autrefois elle était
majestueuse à sa source, là-haut sur la montagne. 

Sachant cela, laissons donc murmurer les doux ruisseaux de montagne, avec
vénération et avec un profond respect, comme l’a fait notre amie lectrice qui, peut-être se
nomme Viviane, la « Dame du Lac de Brocéliande ». J’ai eu le plaisir et l’honneur de
l’entendre murmurer une légende aux Humains, qui n’y croyaient pas ! Le miracle de l’eau est
partout ! Celle qui sait entendre ce qu’elle murmure, se nomme une fée ! Ne la trahissons
pas… elle enchante nos âmes souffrantes… elle soulage nos maux et apaise les mots, qui
deviennent magiques à nos murmures secrets… Avec l’eau les mousses renaitront et sur ce
plan, nous rêverons le nez en l’air, à la Paix dans le Monde…

N.B. La poésie ou la prose n’empêchent pas de se référer aux informations du CNRS au sujet de l’eau et du changement climatique en plein essor dans le monde entier. »