Les caves à fromages des alpages très présentes sur le versant du Miroir se détériorent d'années en années.
Pourrait on prévoir des mesures de protection pour ce patrimoine local menacé?
***************************************************************
TEXTE SUR UNE IDÉE DE... MICHÈLE
IL FAUT MONTER…
Oh ! cette Haute Tarentaise n’en a pas fini de m’émerveiller avec les vestiges de son
temps passé. Encore des pierres qui vont, doucement, me parler à l’oreille et me laisser
imaginer, sinon voir, ces braves montagnards endurcis, ranger soigneusement leurs tommes ou
autres fromages qu’ils confectionnaient sur place à l’époque. Pour cela, avant de descendre à
la cave, chez ces gens-là, il fallait monter entre 1300 et 1600 mètres au-dessus de la…mer !
avaient construit, avec leurs mains cagneuses à force de gestes. Voici, en photos éloquentes,
parlantes, témoins de ce dur et riche passé, en alpage. La pierre ne manquait pas à l’ouvrage !
Moins clouée, dans mes élans de découvertes, on m’aide à prendre connaissance de la
véritable identité de ces montagnes que je contemple chaque matin, en saluant la Terre, mais
pas toujours comprise ni respectée… par les ceux de la ville, que nous, nous respectons pour
autant que l’on peut et qu’ils sont.
Ils ont tellement besoin d’air… pur ! Qui peut se permettre
de penser qu’il n’y a que le sport qui compte ?...
Je pointe ce fait du doigt, et je demande à tous de faire également respecter tout ce qui
a été bâti pierre après pierre, petit caillou après petit caillou pour faire équilibrer l’ensemble…
qui malgré le poids des neiges de l’hiver… tient encore debout…et puis emprunter quelques
mottes de terre et herbes pour les couvrir avec des gestes protecteurs. Ainsi faisaient les
paysans-éleveurs, les ancêtres, pour garantir la fraîcheur de leurs tommes en plein été. Car ils
étaient loin d’être sots, les anciens, dans leur simplicité intelligente et pratique : les torrents ne
manquant pas, en montagne, ils avaient « reluqué » rapidement qu’en bâtissant ces jolis et
surtout utiles petites caves à fromage au-dessus d’un torrent, ils en captaient toute la fraîcheur
bienveillante pour conserver le « fruit de leur travail »…
Il y avait un nom, sans aucun doute,
pour désigner cette tâche, mais je ne le connais pas. Si une pierre pouvait me le dire à
l’oreille, je serais enchantée, ça résonnerait dans mon cœur, comme les sonnailles de nos
paisibles vaches…
Mais je dis bien :
pour descendre à la cave,
il faut monter !
Michèle




