mardi 17 mars 2026

SUR UNE IDEE DE " Michéle" LE TEMPS DES JONQUILLES !

 LA PETITE CHRONIQUE DE MICHÈLE

 

                    LES IMPROMPTUS DU JOLI PRINTEMPS

LE TEMPS DES JONQUILLES
EST REVENU, sous la neige…

 

…puis la neige a fondu comme une savoyarde
Elles font la ronde. Elles sont l’annonce du renouveau annuel, juste un peu après les
primevères et les violettes parfumées. Le soleil de février, début mars fut déjà bien chaud, et il
me semble qu’elles sont un peu en avance. Prenons bien soin d’elles : violettes et primevères
peuvent être ramassées, dans nos jardins sans engrais chimiques, et les faire sécher pour
parfumer un thé. On peut même manger les jeunes feuilles de primevères dans une salade,
ainsi que les fleurs. C’est la mode, parole de grand-mère ! On les mettra en compagnie des
pissenlits et nous mangerons une nourriture naturelle, donc spirituelle.
On fait ressurgir combien les plantes comestibles sont nombreuses, soit pour
agrémenter une soupe, soit des salades composées. Les meilleurs ouvriers de France cuisiniers
(MOF) les ont réintroduit dans les assiettes, auxquelles elles donnent, une touche colorée
gastronomique et artistique. Et pour certaines personnes, c’est une découverte !
Attention ! toujours de la prudence, ne cueillez pas ces fleurettes dans des prés où les
vaches ont brouté et fait leurs besoins après une longue rumination.
Mais la jonquille, ce symbole joyeux, positif qu’elles nous offrent après l’hiver, dès les
premiers rayons de soleil, n’échappe à personne. Un grand merci à Monsieur Charles de nous
inviter à aller voir au fond du champ si les nôtres sont en fleurs. Hé ! bien non, elles ne sont
qu’en boutons chez nous et ce matin la giboulée de neige du 13 les a rendues encore plus
timides et frileuses, pour quelques jours encore..
Merci de cultiver si précieusement tout un champ de jonquilles… chez lui. Bravo !
C’est tellement beau ! Transmission de pensée !
La jonquille pousse également comme une sauvageonne, mais elle devient interdite à
la cueillette. De plus, elle est toxique. On ne peut pas la manger. J’en ai vu des champs entiers
au printemps, dans le Massif de la Chartreuse où elles proliféraient gaiement. Elles dansaient
presque avec les fées qui se réveillaient aussi. Les abeilles bien sûr ! Mais à cette époque la
cueillette n’étant pas interdite, des centaines de gens repartaient avec des brassées de
jonquilles, de ce jaune éclatant et brillant comme mille soleils qu’ils ramenaient en ville.
Nos petites sœurs ouvrières, ne sont pas folles, elles ne butinent pas les jonquilles car
elles sont toxiques, ainsi que les narcisses. Au printemps lorsque ces inlassables travailleuses,
n’ont pas encore grand-chose à butiner, vont faire deux ou trois tours autour de la fleur quand

même puis, déçues, elles s’en vont chercher ailleurs. Elles font leur cinéma auprès de certains
bourdons qui préparent le terrain, mais abandonnent vite lorsque deux ou trois abeilles
viennent profiter du festin !

Un jour, une abeille m’a dit à l’oreille :
Si tu aimes les fleurs, en l’an deux mille vingt six,
Ne te hâte point de la cueillir si tu ne sais son nom
Et si tu le sais, demande-lui donc la permission !
Nous, les butineuses, devenons très rares pour nos exercices

 

Et nos si utiles qualifications.
Vous devriez nous demander pardon !

Si les abeilles pouvaient parler, elles auraient beaucoup de choses à nous apprendre.
Mais nous n’avons guère le temps de les observer pour les comprendre. Lorsqu’elles sont au
boulot, est-ce qu’elles vous piquent ? C’est assez rare, parole de dard ! Symbole également
pour la guérison des cancers, elle enchante le cœur meurtri, déchiré par la maladie, et redonne
de l’espérance en la vie !
A l’heure qu’il est le champs est enchanté, les poules aussi. Elles m’aident à cueillir
les pissenlits. Quel bonheur !

Michèle MacHenin-Murzilli