LA PETITE CHRONIQUE DE MICHÈLE
L’EMPIRE DE NAPOLEON III
MARQUE ENCORE LES ESPRITS
(ab libitum)
Vous savez tous que, sous le règne de Napoléon III (Charles-Louis-Napoléon Bonaparte) la
France a récupéré la Savoie et le Comté de Nice en 1860. De ce rassemblement, nous avons toujours
chez nous, les descendants de ce Comté, donc des Comtes et des Comtesses, qu’on ne voit pas, tant ils
sont discrets !! Ils font du ski (peut-être…). Ils passent incognito (sans doute…) ; ont leurs raisons
(absolument).
Et d’autres, princes à leur façon d’être, ne passent pas inaperçus. Ils ont une autre sorte de
superbe, avec leur majestueuse moustache. Pour le moment, je n’en connais qu’un seul. C’est Julien.
Julien et son bel accordéon, un monsieur bien savoyard de naissance, dont je vous montre la photo
qu’il m’a gracieusement passée.. virtuose de l’accordéon, il accompagne énormément nos animations
festives, dans le Canton, souvent prisées par les anciens. Un folklore qui rappelle le bon vieux temps à
ceux d’ici, comme on dit.
Chez moi, c’est plat comme une galette des rois : le Berry qui, actuellement, subit les affres
« inondatoires »… Les rois sont au Paradis, ils ont de la peine, mais que peuvent-ils y faire ?
*****
A l’école, lorsque l’on apprenait l’Histoire de France, certains petits garçons louchaient déjà
sur la super-moustache de l’Empereur, en photo sur leurs beaux livres d’Histoire, qu’ils n’apprenaient
sûrement pas tous par cœur. Ha ! les dates au moins ! Et moi, depuis cet après-midi, je connais
quelqu’un qui a louché sur la photo géante d’un aïeul portant justement, une telle grande moustache.
Je vous conterai peut-être son histoire la prochaine fois.
De la petite école, je n’ai retenu qu’une seule date, c’est 1515, la bataille de Marignan, en
Italie et sous le règne de François 1 er . Vous voyez bien qu’on s’est toujours bagarrés pour des opinions
divergentes. Et ça continue. Bref !
Par contre, il faut bien parler de Napoléon 1er qui n’en avait pas, (ben ! de moustache,
pardi !...), mais ayant bataillé pour connaître l’Égypte Antique, encouragea ses pairs à porter la barbe
torsadée, paraît-il, comme les égyptiens à l’époque. Par contre, en prononçant cette phrase historique
également « Songez que du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent ! » il tonnait
ses ordres à ses soldats avant l’attaque. Combien étaient-ils donc à obéir ainsi ? Soit disant, qu’ils ne
tirèrent aucun boulet de canon en direction des pyramides ou du Sphynx ! Il en perdit son nez
séculaire, pourtant. Et ça pétaradait dangereusement quand même ! Je me demande « si c’ n’est pas »
Napoléon qui lui a cassé le nez, donc !
Seuls les archéologues, par la suite, ont pu le vérifier, par de savantes observations. Espérons
qu’il n’y ait pas eu d’erreurs ! Et Dieu sait si pendant d’autres siècles, le Sphynx qui a caché bien des
secrets, n’ont rien à voir avec Polichinelle ! De la science métaphysique, devenue ésotérique à n’en
plus finir. L’Ordre de la Rose Croix a failli être brûlée à cause de lui (Monsieur Serge Toussaint, un
grand Maître, vous expliquera pourquoi ! ).
C’est quand même chouette de relire l’Histoire de France au-delà de son propre continent où
elle devrait encore exister par pur hasard existentiel, car je trouve qu’il y a quelques analogies et
leçons à apprendre encore, même au XXIème siècle, grands bêtats.
Lui, Napoléon III avait barbe et moustache conséquentes, en guidon de vélo, mais il ne faisait
pas de cyclisme. Vous savez ce vélocipède que n’envient pas les champions du Tour de France et
d’ailleurs. Neveu du premier Napoléon, il se proclama Empereur pour quelques années seulement.
Mais alors, quelle bagarre où bien des destriers furent sacrifiés.
L’Empire français qui succéda à Louis Philippe* prend alors sa revanche en organisant des
Ateliers Nationaux pour répondre aux milliers de demande de chômeurs qu’il tente de contenter. Zut !
alors, ça n’a pas bien changé. Tiens donc ! je ne le savais pas. Mais ça finit mal en 1848.
Autre idée : n’oublions pas non plus, vous et nous les amoureux du Lac du Bourget, qu’un
grand poète en admirait les ondulations poétiques, les vaguelettes lorsqu’il se fâche… et les beaux
cygnes blancs qui ondulent encore le long de l’eau. C’est Alphonse de Lamartine qui proclama la
Seconde République !... Bienvenue dans les livres d’Histoire de France, mes chers amis ! Il est vrai
que Lamartine, dont je visitais la maison à Milly en 1972, m’a fait vibrer le romantisme qui m’habitait
déjà. Hou ! lala ! être romantique en 2026, quelle gageure ! Pour moi, avoir visité la maison natale
d’un poète m’a ouvert l’esprit plutôt naïf, à la poésie ; avoir tenu l’une des plumes du Grand Hugo,
dans ma main, au Château du Fayet, m’a ouverte à la littérature.
Ces derniers jours, j’ai remarqué que la mode, même au XXIème siècle est revenue dans la
tête de quelques-uns de nos jeunes contemporains savoyards et sans doute ailleurs. Ce qui n’est point
étonnant, car je crois que c’est une manifestation, bien qu’inconsciente, de retrouver des moustaches
en guidon de vélo… en Savoie. C’est presque hypnotique. Et je trouve, personnellement, qu’ils sont
superbes, originaux et historiquement rattachés comme la Savoie à la France en 1860, il n’y a donc
que 165 ans. Oh ! vous savez, on a peut-être plus de dix mille ans et Jésus n’était pas encore venu sur
terre !...
Moustache ou pas moustache, l’Empire nous parle encore, car nous sommes peut-être à la
veille d’une révolution. Celle de 1848 ne dura que quatre jours, paraît-il, donc ce serait supportable !
Après celle de 1789, c’était à prévoir, bien plus difficilement supportable ! Ne pas ignorer les classes,
qui se battent pour la survie.
Autant j’ai écrit de lettres d’Amour à ma payse*, la Bonne Dame de Nohant, George Sand,
autant j’en ai écrit à ce cher Alphonse, lors des journées « Lettre à… », et du temps du romantisme
absolu, à en nourrir mon âme, sans révolution ! Au XXIème siècle : vous rigolez, Madame ! Allez
chercher du romantisme de nos jours ??...
( La suite dans quelques jours)
. Payse : personne née de la même région de France.
. Photos : Julien, musicien en pays savoyard, de Mick Allouis
. Texte : Michèle MacHenin (1er février 2
026)

