sœurs de douleur
L’une est la sœur du père Jacques Hamel assassiné dans son église le 26 juillet 2016. L’autre est la mère de son assassin, le jeune terroriste Abel Kermiche, tué par la police le jour du drame..
L’une est coiffeuse et chrétienne, l’autre est professeure et musulmane. L’une a perdu un frère, l’autre a perdu un fils. Tout semblait les opposer et nourrir une haine qui les opposerait à jamais. Et bien non, « vous n’aurez pas ma haine » dit Roseline à Nassira après un parcours étonnant et édifiant qui les a conduites, toutes deux, à devenir « sœurs de douleur », comme l’a écrit le journaliste Samuel Lieven qui a recueilli leur témoignage. J’ai lu ce livre-récit avec intérêt.
Il décrit comment ces deux femmes ont su dépasser le réflexe de haine et se découvrir proches dans leur malheur. Elles sont devenues amies et ont voulu témoigner ensemble pour prouver que dans ce monde de violence, de haine, la réconciliation est possible et que l’amour est plus fort que la haine.*
Un beau témoignage qui conforte cette Espérance dont les hommes et les femmes de bonne volonté ont besoin pour construire un monde de fraternité tant souhaité.
Avec Roseline et Nassira, c’est l’esprit de tolérance, de bonté, de paix et de foi qui animait le père Jacques Hamel et qui se poursuit.
Des démarches se font pour que le père Hamel, martyre de la foi, soit « canonisé » et figure un jour officiellement parmi les saints que nous pouvons prier.
