LA PETITE CHRONIQUE DE MICHÈLE
LP’ TITES BÊTISES DE CAMBRAI
ET D’AILLEURS
En fait, c’est souvent à la suite d’une bêtise que des gourmandises ont pris un nom
célébré, maintenant, dans la France entière, et pourquoi pas, dans le monde entier, puisque
l’on peut en commander par Internet. Tiens donc, après on dira du mal d’Internet. Mais ça
dépend pourquoi ! Pas n’importe quel bonbon, quoi !
Regardez voir un peu : la Tarte des Demoiselles Tatin. Qui ne connaît pas l’histoire de
la demoiselle Tatin, qui avait fait une tarte à l’envers. Quel succès ! Encore un truc qui vient
de chez moi : la Sologne. La Motte-Beuvron, ça vous dit quelque chose ? Ben oui ! c’est dans
le Berry ! A Bourges, ce sont les Forestines, ces bonbons feuilletés : quand on en mange un,
on en reprend cent… Attention, les « hérétiques copieurs de recettes » ne sont pas invités !
Nous ne connaissons peut-être pas tous les bêtises que l’on fait toujours à Cambrai
dans le Nord (59), et ce, depuis environ 150 ans. Emile s’était trompé, mais son erreur fut très,
très utile pour inventer une autre sorte de bonbon. Un peu la même recette que les berlingots
qu’on voyait faire, avec envie et gourmandise, lorsqu’on était gamines et gamins, à la Vogue
de Perrache à Lyon. Mais pas de bêtises de Cambrai. Des bêtises quand même. On mangeait
des berlingots, c’était rigolo de voir le marchand tourner sa pâte en sucre, comme une ficelle
et la couper rapidement en petits morceaux.
C’est un peu comme ça qu’on fabrique les fameuses Bêtises de Cambrai, les
Forestines de Bourges, les Vérités de Lapalisse, avec chacune sa spécificité. Péché de
gourmandise véniel.
Ce midi, la Gare de Bourg-Saint-Maurice, c’est chez nous en Savoie, a vu plein de
touristes assez sympas, attendre leur train de 15h20, pour leur retour à Bruxelles, puis
Cambrai à 18h38 tapant ! Le Nord. Ha ! Le Nord, et cette bienvenue chez les chtis avec ce
sacré Dany Boon, qui nous a tant fait rire ! Un peu le roi des bêtises.
Chez les chtis, pas bien de montagnes, à part les corons, et cette chanson qui nous
ferait encore pleurer, alors ils viennent en Savoie, en famille ou pas. Quelques bêtises dans
leurs valises, ça je ne sais pas. En tout cas, ces gens m’ont inspirée de la sympathie, et me
voilà à leur demander s’ils ont été contents de l’accueil, dans l’ensemble, et du soleil qui nous
réchauffait tous, en option, en attendant leur train de 15h20… les yeux encore remplis
d’étoiles des Fêtes passées par là, qui m’ont rappelé les yeux bleus de mon grand-père… qui
venait du Nord il y a longtemps, longtemps…
Les p’tites bêtises sont devenues très célèbres en France.
Michèle MacHenin-Murzilli