Les dernières infos de Haute Tarentaise par Pierre VILLENEUVE
samedi 11 avril 2026
LES CHAPELLES - IL ETAIT UNE FOIS LES MINES DE MONTGIROD...PRESENTES SOUS LE VILLAGE DE LES CHAPELLES
AU RENDEZ VOUS DES SOUVENIRS...IL ÉTAIT UNE FOIS LES MINES DE MONTGIROD !
LES CHAPELLES - MINES DE MONTGIROD -
LES CHAPELLES
Mines de MONTGIROD
( merci à Bernard BRUNET, à Mr et Mme THEVENOT,pour les photos et à Aimé ALBRIET, pour son témoignage,( hélas décédé trop tôt! )
Mines de MONTGIROD
( merci à Bernard BRUNET, à Mr et Mme THEVENOT,pour les photos et à Aimé ALBRIET, pour son témoignage,( hélas décédé trop tôt! )
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Sur la route des mineurs de Montgirod.
Le début de l’activité minière à Montgirod - Les Chapelles date de 1916-1917. Des prisonniers allemands travaillaient aux recherches sous Montgirod dans des galeries appelées « travers – blanc » à savoir des couches successives ou veines d’anthracite « saint Guérin, saint Raymond, saint Jacques, le nant- Jean, enfin celle de Parchet ». Utilisé pour les besoins domestiques, ce charbon était acheminé à Bourg saint Maurice en voitures, c’est par câble transporteur dans des petits wagonnets qu’il sera acheminé par la suite à « la ballastière » avec une production de 60 tonnes par jour. Période faste jusqu’en 1956 ou le fuel arrive sur le marché, la mine fermera le 1er juillet 1960 laissant 55 mineurs sans travail.
Si au début du XX éme siècle l’agriculture restera l’activité principale, la Société des Mines de Charbon à Montgirod, offrira du travail supplémentaire : les Chapelains découvriront avant l’heure le mot : pluriactivité montagne.
Une période sur le versant du soleil, alors qu’à l’ombre, en face, personne n’imaginait qu’un jour il faudrait changer de versant avec l’or blanc. En plus de l’élevage et l’extraction de l’anthracite, les chapelains, mais aussi les habitants des 7 hameaux de Picolard à la Thuile qui disposaient de fruitières, n’avaient de cesse de se retrouver sur le fruit commun, à guider les rigoles du canal qui prend sa source dans l’ Ormente et par « le bief » recueillir les eaux de la fonte des neiges. La puissance sera aussi dans l’immensité des alpages sur Treicol, au Dôme de Vaugellaz pour aller « tramer » par le Col du Couvercle. Les moments forts étaient aussi dans la société du mouton ou ,chacun son tour, abattait un mouton et de le partager.
Le matin la mine, l’après midi la faux
De tout cela les anciens, attachés à leur terre, venus apporter leurs bras derrière le soc, les barillons, à la traite ont dû se résoudre à voir la mine de charbon fermer ses « travers blancs ». Si les jeunes générations ont changé de versant vers les stations de ski, les anciens ont continué à vivre au pays des Chapelains avec leur famille.
« Entre 1920 et 1930 la mine employait une centaine de mineurs de par ici mais aussi des italiens, des siciliens, des tchèques des espagnols et surtout des polonais ! » Dira Aimé Albriet ancien mineur, les yeux encore cernés de ces noirs indélébiles.
« Il fallait arriver à pied avant 6 heures. On prenait nos outils : la hache, le pic, la curette, le bourroir ou le perforateur et quelques bâtons d’explosifs avec notre inséparable lampe à carbure. ! » Ajoutera t il.
« Même que nous n’avions pas de pince à sertir les détonateurs, on faisait avec les dents, on allumait la mèche et après il fallait s’éloigner vite en fonction de la longueur de la mèche !! »
« Les bennes étaient tirées par « gamin et bijou », deux chevaux de trait qui savaient se faufiler le long des coineaux ! Alors que les rouleurs remplissaient les wagonnets. Pendant la guerre nous avions droit à 800 kg de charbon par famille. On pouvait le céder sans jamais le vendre. Je me souviens quand il y avait des sources qui coulaient le long du cou. On mangeait à la cantine où l’on trouvait de tout, même des bottes, des cigarettes et du carbure. Moi j’apportais ma gamelle et on faisait chauffer la soupe sous la lampe à alcool. On gagnait 50.000 anciens francs par mois en 1960…80 € quoi ! »
Une balade très émouvante : Sur les chemins de la mine
Ainsi le territoire des Chapelles un siècle durant a su s’adapter entre authenticité et modernité. La sagesse des chapelains ne peut que nous inviter à la réflexion après ces passages de l’histoire. Aujourd’hui Les Chapelles est devenue une commune à vivre. Les ans ont façonné les femmes, les hommes et les paysages. L’attrait de l’or blanc n’est plus une finalité, le tourisme doux a repris ses droits, le ski de randonnée imprime une bien belle trace du côté du Vaugel, les églises et chapelles des villages et hameaux sont des détours à ne pas manquer, les chemins sont accrochés sur les balcons du Tour de Haute Tarentaise Vanoise, ski de fond, vélo montagne, circuits raquettes, et pourquoi pas enfin aller sur les traces de la mine de Montgirod dans un circuit découverte qui mène à ce bonheur extrême ?
Et de retrouver la saveur de cette phrase « C’était le bon temps ! »
Pierre Villeneuve
Publié par
Pierre VILLENEUVE
à
3/05/2015
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Là où on roule les érrrrre!
PENSEE TRES FORTE POUR l'UKRAINE -
Carte de Pâques pour les familles ukrainiennes
de Bourg Saint Maurice,
des alentours
& celles et ceux actuellement en UKRAINE !
LE MILAN...EN CHASSE ( photos GéGé)
Milan en chasse
Le Milan chasse des rongeurs, des lapins, des taupes ou encore des oiseaux (notamment des jeunes corvidés, des turdidés ou des étourneaux).
Il se nourrit plus rarement de reptiles, de batraciens, et
d'invertébrés. Il lui arrive de dérober des proies à d'autres rapaces
(autours, faucons, balbuzards) ou hérons.
ECHANGERAIT BAIGNOIRES CONTRE RESPECT DE LA NATURE !
Autrefois,
les éleveurs disposaient une baignoire en bordure d’un pâturage pour
faire boire le bétail. Aujourd’hui, ils disposent des abreuvoirs ronds
en plastique moulé de plus en plus sophistiqués. Un tracteur peut rouler
dessus sans l’endommager et ils sont faciles à transporter.
L’inconvénient
majeur de ces bassins artificiels et des anciennes baignoires disposés
en permanence dans la nature est qu’ils ont des parois verticales
glissantes et que tout animal qui tombe dedans est en grand danger de
noyade
A LA MEDIALUDO...UN MOMENT DE GRÂCE AVEC ELISABETH VELICITAT !
Élisabeth, virtuose au piano, a fait voyager le public le public très nombreux de Bach à Chopin, un moment de grâce...
Ainsi Élisabeth, entourée de ses proches, qu'elle fréquente sur les bouts de ses doigts nous a permis de pénétrer dans cet espace " en noir et blanc, par petites touches. Ainsi le public s 'est blotti dans sa chaise et avec ses &motions a pu se nourrir de ces gammes inaccessibles...sauf pour la virtuose.
Les notes se sont envolées dans nos cœurs, dans nos pensées et de côtoyer du " Chopin" à " Schubert". Mais la surprise montait en gamme avec " Beethoven" assis à côté de " Mozart".
Ainsi Élisabeth arrivait à surprendre l'âme de ce public littéralement séduit de découvrir ce sacré " Bach" sinon de lire sur cette partition à la " Haydn "
Toutes et tous, haletants, étaient médusés.
Il venait de se passer quelque chose d'étrange dans ces cœurs troublés. Un silence inaccessible venait de dissoudre les dernières notes, les regards se sont fondus..
.ET...Et puis il fallait bien accepter la fin de ce voyage. Les mots étaient de trop, les applaudissements nourris, entrainaient la salle, dans une bien émouvante envolée !
Pierre VILLENEUVE
...à oui ...Élisabeth...
C'est quand la prochaine fois ?
vendredi 10 avril 2026
AU RENDEZ VOUS DES PORTRAITS ...AVEC ...Fernand BORREL !
BORREL Fernand -
PLUS QU 'UN DOUANIER ...UN HOMME AUX COULEURS DE FRANCE !
Ce
santaférain, rompu à toutes les pentes, est assurément un phénomène. Il a, à
notre avis, deux cœurs. : Un cœur pour accomplir ses missions de douanier
et capable d’affronter toutes les altitudes dans des attitudes exceptionnelles,
mais aussi un cœur d’homme généreux, là ou le mot famille prend toute sa
dimension.
Ainsi
Fernand a bien voulu ouvrir le grand album de cette vie passée et de nous
convaincre à le suivre sur ces chemins du bonheur fait de sa vocation de
douanier, fait de l’excellence de sa condition physique, fait de sa
détermination de porter haut les couleurs de la France, fait de cette passion
d’enseigner, d’éduquer afin de glisser sur cette même trace du plaisir de la neige.
Fernand Borrel, membre de l’Équipe de France
de ski de fond Ainsi Fernand va se battre afin que la « Marseillaise » se fonde dans les neiges, il sera, spatules aux pieds, aux tournois des Cinq nations en 1961 et 1972, 20 fois il s’alignera au départ des championnats de France, sept fois champion de Savoie, il sera le 1° français à la célèbre « Vasalopet » en Suède « Nous n’avions jamais vu une course comme celle-là : 86 km et 9.400 concurrents. J’ai été le 1° français à la 187° place en 6 heures et 2 minutes !
Fernand Borrel enchaine les stades
du monde
Sélectionné
à la Coupe Kurikale en 1967, il se retrouve sous les anneaux olympiques en 1968
et terminera 2° aux 50 km. Et comme s’il n’y suffisait pas, Fernand aura
cette passion de transmettre sa connaissance, sa compétence au sein de l’équipe
régionale de ski de fond des douanes. Inépuisable, inlassable, inconditionnel
de la glisse, Fernand a assurément la neige qui lui colle à la peau, grâce à ses parents Pierre et Olga.
Avec
son épouse Suzanne, Catherine et Magali sont nées dans ce nid bien douillet
d’où s’échappent de joyeux oisillons par
petits enfants interposés.
Quand Fernand évoque « sa
Majesté ! »
L’honorent. Pourtant, à force de le
questionner, Fernand nous confie, qu’effectivement il a été le moniteur
privilégie de sa Majesté La Reine Margarèthe du Danemark, épouse d’Henri de
Montpezat. En tous lieux dans les Alpes, Fernand devait assurer ses cours de
ski. Fier ? bien sûr ! Mais conscient que sa compétence, sa savoir
faire, son éducation, sa délicatesse, son respect étaient très appréciés par
« Sa majesté ! »
Si
vous avez le bonheur de rencontrer Fernand, prenez donc votre temps, il vous
permettra de passer un excellent moment…mais attention ! Au diable le
chrono !
Pierre
VILLENEUVE
Publié par
Pierre VILLENEUVE
à
8/16/2017
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