MOLIERE, CORNEILLE
NOUS SONT TOUJOURS Contés…
A tout bout de champ, on nous cite Molière. Grand bien nous fasse, c’était le plus
beau langage que l’on pouvait apprendre… à l’école… au Lycée ou à l’Université si l’on avait
la chance de pouvoir pousser nos études littéraires. Et Corneille, que devient-il donc. Ha ! Le
Cid, déclamé avec grande beauté et justesse par des artistes de la Comédie Française
(actuellement à Paris) :
« Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie,
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie,
Et ne suis-je blanchi dans des travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers… »
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Ô cruel souvenir de ma gloire passée »…
(XVIIème siècle sous Louis XIV – Don Diègue)
N’épiloguons pas trop, il est passé le temps où l’on parlait bien, où l’on exprimait ce
que l’on pensait, même si c’était derrière un décor. Les textes étaient longs.Il fallait prendre le
temps de mémoriser pour l’éternité chaque mot, chaque phrase. Puis vint un jour où ayant pris
de l’âge, il fallut les déclamer, par mémoire introvertie, au bout du champ. Tout seuls, sans
spectateurs. Les oiseaux nous accompagnant de leurs chants mélodieux (qui se mêlent aux
dieux) :
« Ô destin qu’as-tu fait de moi ?
La moindre goutte d’eau met tout en émoi,
Puisqu’un rayon de soleil, embelli, dessine l’ arche
Et révèle secrètement sept rayons divins,
Qui m’avaient gâché tout ce qu’il advint !
Mais n’es-tu point l’espoir qui marche »…
Aujourd’hui, ayant besoin d’aller très, très vite, on gâche la langue française. On a
beau le dire, ce sont les lettres de l’alphabet qu’il faut retenir :
ABCDEFGHIJKLMNOP…RSTUVWXYZ
Et zut ! j’ai fait comme Toto à l’école, je n’ai pas dit le Q, parce qu’à la maison on lui
avait appris que c’était un gros mot !... Brave Toto, quand même !...
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