NE JAMAIS OUBLIER LES SACRIFICES
Cérémonie Commémorative du 8 mai 1945 à Séez
De 1939 à 1945, toute l’Europe subit les pires des abominations nazies : crimes de
guerre, sacrifices de soldats et de civils, déportation des prisonniers de guerre, camps de
concentration de gens portant l’étoile jaune sur le veston, enfants séparés de leurs parents,
arrogance et férocité allemandes au service d’Hitler, Mussolini rallié au nazisme. Tout est
réuni pour détruire les populations, les villes, détourner par le vol que l’on nommera
« confiscation » de nombreuses œuvres d’art. L’horreur !
Certains d’entre nous sont nés pendant cette période, pendant laquelle les pères étaient
appelés sous les drapeaux, ici à Séez, comme partout ailleurs : pour vraiment défendre la
Patrie. Pendant tout ce triste temps, le nazisme se répandait comme un feu dévastateur, faisant
mourir des pères, traumatisant des familles, des enfants. Les Savoie, région frontalière fut
particulièrement meurtrie. On ne va pas tout citer, la liste des atrocités est bien trop longue.
L’on notait la présence respectueuses de deux nouveaux recrutés du P.G.H.M de Bourg
Saint-Maurice, nos courageux porte-drapeaux, la fanfare « l’Écho du Saint Bernard », les
Pompiers, des Anciens Combattants : le discours de Monsieur Germain d’une grande
éloquence, le dépôt de la magnifique gerbe et la présence de Monsieur Francis Sourd.
Le Chant des Partisans, fut chanté admirablement par la petite chorale des enfants de
l’École Élémentaire de Séez. Merci à tous, ainsi qu’à leur institutrice de les avoir orientés
dans cette célébration du retour de la France à la liberté. Chanté avec foi et force dans toute la
Nation.
Dans le climat instable actuel du monde ou plus proche de nous, on frissonne. Car
chacun porte en soi, les gènes de la souffrance endurée par des parents, malgré tout le confort
d’après guerre, mais qui ont subi des atrocités notables perdant parfois absolument tout. Les
pensées se conjuguent silencieusement. On n’aimerait pas que ça recommence.
L’on n’a pas le droit moral d’oublier la souffrance des uns et le profit des autres.
La liste des « morts pour la France » est longue. Ce sont eux aussi, les enfants,
comme chaque année, qui ont uni leurs voix enfantines pour les nommer courageusement,
accompagnés par le public, sur la place de l’Église, et des émotions de chacun.
La fanfare « L’Écho du Saint-Bernard » donnant le ton pour la Marseillaise, ponctuant
le discours de Monsieur le Maire, Lionel Arpin, depuis peu réélu, accompagné de Cécile
Utille-Grand, nouvelle maire de Bourg Saint-Maurice.
Bien que peu penchée sur la politique, j’aime à citer la réflexion du Général de Gaulle
concernant Anna Marly « elle fit de son talent une arme pour la France »… Les paroles
furent écrites par Joseph Kessel et Maurice Druon. Ce dernier occupa le 30ème fauteuil à
l’Académie Française.
« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? ».
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme !
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.




