mercredi 29 juillet 2026

Sur une idée de Michéle " LES CONCERTS EN VILLAGE de L'ACADEMIE FESTIVAL DES ARCS !

 LES CONCERTS EN VILLAGE
DE L’ ACADÉMIE FESTIVAL DES ARCS
Le piano attendait patiemment les deux artistes, mais aussi Monsieur Alain Emprin
Maire de Villaroger, qui se fit un honneur d’annoncer l’ouverture de ce duo étonnant.
Villaroger, ce mardi 28 juillet, en sa belle et agréable église, recevait deux figures
connues, l’une du monde de la littérature, Sylvain Tesson, écrivain déjà bien connu dans les
pages de « La Grande Librairie » à la télé et Antoine Dutailis, jeune chef d’orchestre et
pianiste au grand talent, nous enchantant de sa dextérité pour cet accompagnement, toutefois,
assez difficile, mais bien maîtrisé.
Dans le cadre prestigieux de cette merveilleuse Académie Festival de Musique des
Arcs (Bourg Saint-Maurice) ô combien appréciée depuis plus de cinquante ans, une
distribution des meilleurs talents artistiques qui fait son office lords de nombreuses occasions
au cœur des villages les plus typiques de la Haute-Tarentaise-Vanoise, aussi belle que
menaçante, parfois, en ses hautes murailles de rochers contemplant les vallées, toujours aussi
vertes, pendant que la France brûle. Pensons-y également.
Dans ce charmant village où règnent la paix, la beauté et la tranquillité, pouvions-nous
connaître autre chose de mieux, en fin de journée, que cet enchantement, même en écoutant
une histoire, un roman, datant du XIXème siècle, dans cette Angleterre conservatrice des
grandes traditions, ornée d’un récital de piano de sonatines de Strauss, qui nous envoyaient
valser au rythme de ce que Sylvain Tesson narrait avec un talent auquel nous ne nous
attendions peut-être pas. Un mélodrame comme il en existât tant d’autres.
L’histoire d’Enoch Arden, jeune amoureux, puis époux vertueux mais malchanceux,
traduite de l’anglais en allemand, puis en français, nous laissait vagabonder dans l’épilogue
que nous devinions tous, mais avec un peu d’hésitation cependant. Sylvain nous tenait en
haleine. Impossible de lui couper la parole. La phrase attendait la seconde phrase avec
impatience. Il faisait corps avec son texte et nous aussi. Même deux tout jeunes enfants, juste
à côté de moi-même, car j’ avais squatté la cinquième marche de la Chaire (du latin cathedra)
de Monsieur le Curé ! Les octaves et vibratos du piano me donnaient des ailes !
Une bien belle soirée. On n’a même pas entendu les cloches sonner les heures ! Et
même pas le coq chanter, dans le pré d’à côté ! Une grande gratitude à ces deux artistes de
nous avoir permis aussi… de nous rencontrer, sans robes de gala prétentieuses ! Je trouve cela
aussi tellement beau et authentique, un sac à dos, un sac en bandoulière, des sentiments
vrais… Nous irons à Paris, en mémoire, de grands artistes émérites méconnus de nos jours !
Vive la vie ! Vive la musique !... la vraie, celle qui sait ne pas faire de bruit, mais s’accorder

avec les ondes cosmiques inaudibles… ou pas… Une immense gratitude au nouveau
Président du Festival Monsieur Eric Crambes, les artistes, ainsi qu’à tous les organisateurs si
aimables et accueillants, et de tous ces beaux moments de partage, au cœur du patrimoine
précieux de la Haute Tarentaise.






 

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