LA PETITE CHRONIQUE DE MICHÈLE
SOUVENIR TENDRE ET ENTENDRE
LA VOIX DE Bo !
Mais quel est donc ce souvenir que nous avons encore dans la tête ? On ne parlait pas
encore des incendies criminels qui dévastent l’extrême sud, sud-ouest, sud-est de notre pays.
Aujourd’hui, on ne pense et ne parle que de ça, car c’est une véritable catastrophe poignante
dont les locaux ne se remettront pas, psychologiquement, dans l’immédiat.
Alors, parlons un peu de « Bo » dont nous avons toujours le souvenir en tête et l’on
aura un peu de tendresse et de compréhension pour ce beau bœuf gris-blanc hongrois,
magnifique et tellement doux envers son promeneur par les chemins de France, déambulant
lentement à la rencontre de l’inconnu, avec le minimum vital, mais un majestueux animal
pour tracter sa carriole Nous voulions vous parler de « Bo ». Mais comment ? Un excentrique,
certes ! Mais parfois l’excentrique peut servir d’exemple pour un replis inconnu de notre
cerveau contemporain.
Nous l’avions vu de loin, ses hautes cornes dépassant les hautes herbes, au bord d’une
route tranquille. Lorsque vous relirez les articles de Pierre Villeneuve, dans les années 2018
(c’était il n’y a pas si longtemps que ça) vous aurez des palpitations de tendresse et de révolte
à la fois.
L’exemple flagrant se trouve là : inutile de dire que, bientôt, l’on ne pourra plus se
promener tranquilles sur une route goudronnée. Pourtant il en faut bien de ce type de route,
pour faire l’aller et le retour de la maison au travail et du travail à la maison ! La prudence, le
respect n’existent plus guère. Pas d’excuses. Et, nous pensons qu’avec le changement
climatique évident et malaisé, cela va devenir de pire en pire. Ce qui engendrera toutes sortes
d’interdictions, de limitations de vitesse, avec des véhicules toujours activés par la puissance
orgueilleuse de certains chauffeurs-chauffards qui ne nous voient même pas. L’Homme n’aura
plus qu’à se tenir dans sa caverne, au frais.
Et « Bo » dans tout ça, nous le prenons pour exemple, car pour certains ce n’est qu’un
bœuf, et pour d’autres c’était un compagnon d’aventure et de découverte pour celui qui le
menait si tendrement sur le bord des routes, faisant halte dans les prés à l’orée d’un village
pour ne déranger personne. « Bo » a été tué par un accident de « la circulation » alors qu’ils
marchaient tranquilles tous les deux, pas loin des bords de l’Isère. Ce qui détermine le
manque de réflexes de certains conducteurs de voiture !
Pourquoi prenons-nous cet exemple concernant la mort brutale d’un animal inoffensif
et son meneur désespéré ? Oh !!... simplement parce que c’est ce qui nous pend au nez…
lorsque nous avons l’occasion de déambuler sur une route goudronnée ! Ne prenons donc
point ce risque et préférons les chemins de traverse, sainement, là où nous ne risquons rien,
sinon rencontrer des promeneurs polis et avertis !...
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