mercredi 9 septembre 2026

LE BRAME DES CERFS....UN BRUIT PARFAITEMENT SUPPORTABLES ...OUI MAIS !!!

 LA PETITE CHRONIQUE DE MICHÈLE
 

HAUTE-TARENTAISE : 

LE BRAME DES CERFS

NE POURRAIT SE COMPARER A D’AUTRES BRUITS 

Je pense que l’on ne s’habitue pas plus au bruit qu’à une jambe coupée. Mais les bruits
sont très variés, utiles ou inutiles, musicaux ou verbaux, industriels ou artisanaux. Les bruits
de voisinage qui pourraient être apaisés par un dialogue.  

Raisonnons à propos du bruit discret
des animaux en liberté, dans les forêts, n’ont aucune comparaison avec les bruits infernaux de
la cité…
LES BRUITS DU MONDE DIT MODERNE : 

Comment va Homo Sapiens ex
Erectus, aujourd’hui, avec tous ces bruits qui agressent la montagne, la mer, les océans, les
humains, les animaux, la paix sur Terre ? Pris en étau, par l’oreille et tous les pores de sa
peau, l’Homme d’aujourd’hui est pris de vertiges et d’agressivité dans les grandes cités, et ne
sont-elles pas, d’ailleurs, issues de ce monde de brutes et de bruits ? 

 

Le tout additionné à une
ambiance virtuelle et visuelle électronique agressive, évidemment. Le conditionnement
manipulatoire joue son scenario néfaste…
Au XXIème siècle, pire que jamais, le bruit n’a plus aucun complexe, il est intégriste,
mais procure des plaisirs artificiels, signe de puissance, de mépris et d’oubli des bruits
naturels. Cependant nous ne sommes pas tous du même avis. Les plus favorisés, avec une
forêt à portée d’oreilles qui fait du bruit lorsqu’il vente fort, savent le langage de ces bruits-là
qui réenchantent l’utilité humaine de n’être pas sourd et pouvoir analyser une situation
météorologique.
 

LES BRUITS NATURELS :  

La diversité fait aussi du bruit, elle attaque
invariablement la sensibilité d’un autre monde, plus silencieux et discret, tout en appliquant
également sa notion du son qu’il est capable d’émettre et prouver son existence d’habitants de
la planète.  

Nous sommes en septembre et, bientôt, nous ne tarderons pas à entendre une autre
sorte de grand bruit, puissant, énergique, intriguant, à la tombée de la nuit, juste au-dessus de
notre tête. C’est la période où le monde animal affirmera sa présence, l’instinct de sa propre
existence, sa science millénaire, afin de perpétuer sa race : le roi des forêts et des montagnes
de France, arrivera à pas feutrés où l’habitude l’invitera à venir conquérir sa belle, élégante et
fine biche.  

Il sera rejoint, sans peur et sans reproche comme un fier chevalier par les plus
jeunes en quête de mariage. Le cerf le plus âgé, mais le plus puissant imposera sa noblesse.

 

Je lui souhaite encore longue vie. Les jeunes le remplaceront un jour et le brame de septembre se
perpétuera, en montagne ou dans les grandes forêts de France, si elles n’ont pas brûlé.
Mais lorsque je repense aux bruits issus de diverses mécaniques (en outre tellement
utiles), que supportent des oreilles « acouphéniques » bien plus sensibles que d’autres, je
tressaille jusqu’au plus intime de mes entrailles..
Heureusement, il y a beaucoup d’êtres bien plus attentifs que d’autres (dont ce n’est
pas entièrement la faute). Ils partent, clandestinement et fort discrètement à la tombée de la
nuit, à la conquête des bruits de la forêt : le moindre froissement d’ailes, le cri, le brame,
même le pas des fourmis rejoignant leur nid, l’intimide !

*******

 

N.B. J’ai écrit ce texte par solidarité envers les habitants de la Sologne, d’où venait autrefois, la
bonne Terre de Bruyère. Ces gens se battent contre des milliardaires dédaigneux et inconscients,
qui quadrillent cette magnifique région, tels des terrains militaires, afin de pouvoir chasser, pour un
plaisir cruel, souvent des animaux d’élevage (sangliers, biches, etc…). Ce qui est écœurant !