dimanche 7 juin 2026

LES FEUX DE LA SAINT JEAN à BOURG ST MAURICE LE 20 JUIN 2026 & Fête de ses 40 ANS !

             ET MAINTENANT....SAUTEZ !

 Les feux de la Saint-Jean-Baptiste, autour desquels on danse et par dessus lesquels on saute le 24 juin , sont une coutume païenne liée au solstice d'été.

 Le feu purificateur était censé éloigner les esprits mauvais et protéger les récoltes.

 

Depuis des temps immémoriaux,le solstice d'été  jour le plus long de l’année, est célébré le 21 ou 22 juin par des feux de joie : on fête la lumière et l’arrivée de l’été, cette date marquant le début d’un nouveau cycle de la nature. 

Mais l’Église, au Ve siècle, a placé le solstice d’été sous le signe de saint Jean-Baptiste, né un 24 juin, afin de lutter contre les cultes païens du soleil. C’est pourquoi les feux ont lieu dans la nuit du 23 au 24. 

 Les cendres des feux de la Saint-Jean préservaient les récoltes de la foudre et des orages. Et pour les amoureux, le fait de sauter par-dessus le feu garantissait que leur amour dure toute l’année. 

EN RAISON DES TEMPERATURES ACTUELLES...FAUDRAT IL AVANCER L' EMMONTAGNEE ?

 LES TROUPEAUX

 REGAGNERONT ILS  LES ALPAGES...

dans le cadre DE  L' EMMONTAGNEE !




 C' ÉTAIT AU TEMPS D AVANT!
En cette matinée, éclairée par les rayons d'un soleil d' Été bien décidé à réchauffer l'atmosphère, Christian Juglaret, regroupé en EARL, nous a fait passer un moment bien émouvant à l'heure de conduire ses 180 tarines, parées de bien  belles cornes luisantes, sous des regards jaloux. Le rond point de la Place Castex a été parfaitement négocié, avant de rejoindre par le bâtiment de la Coopérative Laitière de Haute Tarentaise, la grande prairie de la maison familiale aux limites du sommet du Cormet de Roselend.
                  Une emmontagnée sous le signe de très belles cornes
La marche du troupeau était étrangement silencieuse." sonnez donc les carrons, tintinnabulez donc les campanes,, tintaient donc les clochettes " , ça et là au gré de quelques touffes d'herbes volées aux abords des fossés. Dans ce ciel immaculé, planait la lumière de Marcel Juglaret. " La tradition sera respectée. Chaque tarine fière de leurs superbes cornes, vont se diriger sur la route des chapieux avec une halte avant d'atteindre les hautes herbes  du Cormet de Roselend !" Les visages des bergers accompagnant et encadrant ce bien beau marathon étaient fermés, les mots ne circulaient pas, les regards se comprenaient, il fallait participer à cette montée assurément émouvante  !"
             Dans le paddock, à la Bourgeat,
                                              les tarines étaient impatientes, elles savaient !
Après une halte, les tâches étaient distribuées, les tarines tenaient leur rang impatientes et fières de retrouver ces belles prairies aux mille fleurs, les bergers contenaient la marche en avant " Il est 8 h et dans 3 heures nous seront arrivés !"  Mais pourquoi donc y avait il cette envie de suivre le troupeau ?
La longue ascension vers les alpages, au son des sabots et des bâtons des bergers, pouvait débuter prés de la chapelle Trinité, et de laisser partir cette longue farandole de tarines qui nous promettent un Beaufort d' Été de tous les parfums de toutes les saveurs " millésime 2014 " que nous savourerons d'ici la fin de l'année  !
Pierre VILLENEUVE













LA PENSEE DU JOUR !


 

CE 4éme et dernierTEXTE DE RICHARD SANSOZ MERITAIT DE CETTE PUBLICATION...AFIN QUE NUL N'OUBLIE !

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OÙ TOUT NE SE PASSE PAS COMME PRÉVU :
Sur la route du retour, un peu avant le tunnel du Siaix, ils aperçoivent de loin un barrage
d'hommes armés qui manifestement cherchaient à récupérer les fugitifs.
Pas d'autre choix que de se séparer, les parents dans les voitures et les jeunes à pied par
la montagne.
Tout le monde à Bourg savait qu'il y avait un groupe de maquisards Aux Chapieux et la
seule option fut de rejoindre cette poche de la résistance.
C'est là qu'a commencé un périple de plusieurs jours pour rejoindre, par monts et par
vaux Les Chapieux.
L'itinéraire passait, entre autre, par le Quermoz. Il leur a fallut en faire des montées et
des descentes avant de rejoindre le col du grand fond, permettant d'atteindre le fond de
la vallée des glaciers.
La suite est plus connue, les Allemands ont cherché à plusieurs reprises à briser cette
résistance en montant par la route, mais les guetteurs ont toujours prévenu les
occupants du village.




 

C'est finalement par la montagne et la Combe de la Nova qu'ils ont réussi à surprendre
tout le monde et que les premiers coups de feux ont éclaté dans ce havre de paix.
Je n'ai pas eu plus de détails sur le déroulement tragique de l'affrontement, la seule
chose qu'il m'a dite, c'est qu'il était avec un râteau en train d'aider aux foins quand les
premières balles ont sifflé et qu'il n'avait jamais couru aussi vite de sa vie pour regagner
les maisons.
Je sais qu'ils ont réussi à contacter le maquis de la vallée de Beaufort qui est venu, au
bout d'un certain temps, prêter mains fortes en prenant à revers l'assaillant…
Il m' a semblé important, dans le cadre d'un devoir de mémoire, de rapporter cet épisode
de la triste période qu'ils ont vécu dans leur jeunesse. 



 

 

RICHARD SANSOZ 

Remerciements " émus" à Richard de nous avoir fait partager ce    texte...afin que nul n'oublie !  

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Pierre VILLENEUVE 

CONSTRUCTION DU BARRAGE DE ROSELEND - sur des photos de Olivier Blanc -

 

Les travaux de construction commencent en 1955. La mise en eau, en 1960, entraîne l'engloutissement de Roselend, village d'ALPAGE dont il tire son nom (Roselend étant lui-même probablement issu du nom d'un ancien propriétaire : Rozelindus, attesté au Xe siècle).

Après l'épisode de Tignes et du barrage du chevril  les habitants de la vallée ne tentent pas alors de s'opposer aux travaux, mais cherchent plutôt à négocier au mieux. Les indemnités versées par EDF permettent indirectement la naissance de la Coopérative Laitière de Beaufort. Les travaux sont achevés en 1962 et sont marqués par la construction de la nouvelle CHAPELLE DE ROSELEND située à proximité du site du barrage. 

 

 

















 

 

Construit entre 1955 et 1962, Il représente 942 368m3 de béton coulé au rythme journalier de 1500 à 2000m3. Ouvrage de type poids voûte à contreforts (hauteur 150m, longueur 804m) Surface du plan d’eau : 320 ha. Profondeur : 130m. Volume de la retenue : 187 000 000 m3. 2600 ouvriers ont travaillé jour et nuit sur le chantier dans des conditions très rudes. La Chapelle Ste Marie Madeleine a été remontée sur la rive du lac avant la mise en eau du barrage. Le hameau de Roselend est noyé le 6 mai 1960 et 15 des 54 alpages sont engloutis. La Route des Grandes Alpes traverse ce magnifique site d'alpage pour rejoindre la Tarentaise (hors période de neige-route étroite). Cette retenue constitue une réserve d'énergie renouvelable équivalente à 500 millions de Kwh. 

VULMIX...EN CARTES POSTALES D AUTREFOIS !

 












CES METIERS MANUELS & CES BRUITS DES OUTILS QUI CHANTAIENT DANS LES RUELLES ET PLACES DES VILLAGES !

 

C' ÉTAIT TELLEMENT MIEUX AVANT...

Ces bruits de métiers, à jamais disparus.




 C’était au temps où les métiers occupaient toute leur place dans les quartiers, dans les ruelles, sur les places mais aussi dans les villages les hameaux et dans les fermes. Au bon milieu de l’atelier se trouvait la forge «  ou l’on pouvait tourner à deux sans se gêner ! »
Ainsi chaque matin aux premières lueurs du levée du soleil, les métiers s’exécutaient sous le soufflet de la forge, prés de l’enclume et sa bigorne, le baquet à charbon, l’auge pleine d’eau,  à portée de goupillon.
Devant chaque porte, les gens travaillaient en atelier et de fabriquer ces outils « qui n’étaient pas disponibles comme aujourd’hui dans les rayons des supermarchés. » précisera Daniel tout en surveillant les couleurs du tisonnier qu’il fabriquait.
Les outils s’inventaient de toute pièce et jaillissaient de l’intelligence du forgeron. Ainsi, du savoir faire des hommes, se fabriquait, la pince aux longues mâchoires, les étampes : fierté du forgeron, le marteau à planer, « à devant » « à traverse » et bien d’autres.
         Les sonneries de l’enclume ! Un autre Angélus !
Dans les fermes chacun s’appliquait à avoir son pic. Il fallait maîtriser le fer par le feu «  nous n’avions pas  de chalumeau à l’époque ! » et de voir cet outil se terminer par la subtile petite pointe forgée «  la mouche » qui permettait aux bûcherons de guider les troncs d’arbres à l’heure de « flotter le bois » dans les forêts de Malgovert à Séez.
           Ces bruits inventés par la main de l’homme
Où sont-ils donc ces bruits de ces métiers disparus ?  Comme le bruit du marteau sur l’enclume rythmant le travail des ouvriers, le bouillonnant bruit de la trempe, « le chant du marteau était subtil quand il frappait plus ou moins clair, quand il raclait  plus ou moins long ! »
Où êtes vous donc taillandiers, forgerons, cloutiers, couteliers, serruriers, maréchaux ferrants « vous, qui saviez tremper l’acier sous les 800° sous des gerbes d’étincelles du jaune paille, au bleu clair, jusqu’au  rouge « gorge de pigeon » et de maîtriser les températures dans «  le revenu » pour faire disparaître le cassant de  l’acier ! 
 Chaque chantier possédait sur place, son forgeron qui aiguisait, pioches, haches et  les pointerolles de toutes les percées.
Où sont-ils ces agriculteurs qui aiguisaient le soc de la charrue, la pioche à rigoles, affûtant la tourne pour réguler l’arrosage des prés et veillaient au bon fonctionnement des batardeaux ?

                       Jamais le dimanche !

Les ouvriers travaillaient durs en semaine, mais le dimanche le costume était de mise, la messe de tradition, les nouvelles apprises au café, et de retrouver ces beaux dimanches ou l’on ne s’occupait que de la famille.
                           Mais quand reviendras – tu ?
Ainsi il est fini le temps d’écouter les ouvriers qui chantaient dans les ateliers, il est fini le temps des odeurs de cette vie rythmée par les savoir faire, il en  est fini d’écouter le murmure des outils, de la forge et de son soufflet…
                          Moralité …
Ça c’était le temps d’avant..
Le temps d’après ce serait à partir du 11 mai 2020… ?
                 …C’était tellement mieux avant !...