PLUS QU 'UN LIVRE SUR LES CANAUX D 'IRRIGATION..
UN INVENTAIRE EXCEPTIONNEL !
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FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ET A LA CANICULE
"LES CANAUX D’IRRIGATION EN PAYS DE VANOISE" Cet ouvrage, écrit par Brien Meilleur, ethnologue américain, Fabrice Mouthon, maitre de conférences en histoire du Moyen Age et par là, bien connue localement, Anne-Marie Bimet, enseignante retraitée et patoisante, est le premier à étudier un grand système coutumier d’irrigation en France. Présents sur environ 50 communes des vallées de Maurienne, Tarentaise et Haute-Tarentaise (telles Séez, Vulmix, Bourg Saint Maurice, Hauteville-Gondon…) , ces canaux d’arrosage délivraient leur eau aux prairies de fauche, formant un maillage intense de conduites creusées à même le sol et la roche. »
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Ce livre, qui a toute sa place dans votre bibliothèque, analyse
l’histoire et l’ethnologie des canaux d’irrigation « il a fallu 11 ans
pour réaliser cet inventaire « précisera Anne-Marie, heureuse de nous
faire découvrir, à la Ravoire, prés d’ Hauteville-Gondon, cette
encyclopédie.
« A Hauteville-Gondon, nous avions droit à 1/3 de ces eaux afin
d’irriguer nos prairies, circulant sur une cinquantaine de canaux. Un
Consortage communautaire veillait, entretenait et distribuait l’eau à
l’aide de « la Tourna en patois « la Tourne » en français. Il existait
un « rôle » document écrit réglementant le partage de l’eau auprès de
chaque propriétaire.
Il existait un corps der Garde de canal. Aux
Chapelles c’était le Garde lui-même qui régulait la distribution par La
Tourne « trop de propriétaires intervenaient pour leur seuls
intérêts ! ».
Le Sens de l’Eau
L’eau était un lien, c’était un dénominateur commun quant à l’organisation sociale. L’irrigation était un bien précieux. « je souhaite transmettre la mémoire de cette irrigation par un mélange subtil du sens de l’eau, de ne pas occulter ces mots patois savoyard local qui chantent encore aujourd’hui dans les canaux. Il nous appartient de continuer à créer ce ciment de notre civilisation rurale tel un vecteur solidaire entre tous les propriétaires dont les prairies sont traversées par le chant des torrents ! » conclura en substance Anne-Marie Bimet.
Pierre VILLENEUVE
L’eau était un lien, c’était un dénominateur commun quant à l’organisation sociale. L’irrigation était un bien précieux. « je souhaite transmettre la mémoire de cette irrigation par un mélange subtil du sens de l’eau, de ne pas occulter ces mots patois savoyard local qui chantent encore aujourd’hui dans les canaux. Il nous appartient de continuer à créer ce ciment de notre civilisation rurale tel un vecteur solidaire entre tous les propriétaires dont les prairies sont traversées par le chant des torrents ! » conclura en substance Anne-Marie Bimet.
Pierre VILLENEUVE